Silent Reading : Chapitre 35 - Humbert Humbert III

 

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Je t’aimais. J’étais un monstre, mais je t’aimais. Lolita1

 

Les bancs de pierre étaient disposés autour d’un bassin de lotus asséché depuis longtemps. Dans la boue et parmi les feuillages desséchés se dressait une statue de bronze à la sculpture abstraite. À l’œil nu, il était pratiquement impossible de distinguer ce qu’elle était censée représenter, mais l’une de ses surfaces avait été polie avec soin, au point de refléter des images déformées.

À l’instant même, Fei Du avait levé la tête par inadvertance et croisé, dans le reflet du bronze, une paire d’yeux.

La statue n’était pas un miroir ; les jeux d’ombre et de lumière brouillaient tout, on ne distinguait ni l’âge ni le sexe de la personne. Et pourtant, dès qu’il aperçut ce regard, son cœur se contracta, et le chou à la crème qu’il venait d’avaler sembla se coincer dans sa poitrine. Instinctivement, il releva la tête et, se fiant à l’image aperçue sur la sculpture, balaya les alentours du regard.

La vieille résidence n’était pas entourée de murs. Quelques immeubles étaient entassés en un ensemble compact, leur frontière avec la circulation environnante floue. Un arrêt de bus se trouvait non loin de là ; à cause d’une mauvaise planification initiale, il empiétait directement sur le domaine de la résidence. Des gens faisaient la queue à l’extérieur des massifs arbustifs, les groupes se succédant. Les boutiques de la rue faisaient plutôt de bonnes affaires et, à l’approche de midi, certaines échoppes de nourriture avaient déjà des clients debout devant leurs stands.

La foule allait et venait sans cesse. Il y avait des habitants sortis en pyjama, des passants occupés dans le quartier, des conducteurs utilisant les routes de la résidence comme raccourci, des gens qui mangeaient, d’autres qui attendaient, des livreurs de colis ou de repas entrant et sortant à toute heure…

Le propriétaire de ces yeux, en état d’alerte maximale, s’était déjà fondu dans la marée humaine et Fei Du ne repéra rien de suspect.

Il se leva aussitôt et dit à Chenchen :

— « Allez, on rentre. »

La petite n’ayant absolument pas ressenti le danger, poussa un long « oh » déçu et jeta un regard plein de regrets vers les petites boutiques de nourriture alignées le long de la rue. Elle lécha la crème restante sur ses doigts, puis ses yeux changèrent de cible tandis qu’elle présentait sa requête, solidement argumentée, à Fei Du :

— « J’ai encore de l’argent de poche. Tu m’as offert un chou à la crème, alors pourquoi je ne t’inviterais pas ? J’en veux aussi un au matcha. »
— « Un autre jour. » Le jeune homme, doux mais inflexible, lui poussa l’arrière de la tête. « On va déjeuner. »

Chenchen fut forcée de se lever et de le suivre.

— « Mais je n’aime pas déjeuner. Il y a plein de plats que je trouve pas bons. »
— « Oh, en fait, moi aussi. »

Fei Du admit très franchement son mal de prince devant la petite fille, puis changea de registre.

— « Mais ça ira mieux quand tu seras grande. Tu pourras manger ce que tu veux, et personne ne saura que tu es difficile. »

Chenchen le fixa, sans voix, convaincue que les adultes étaient tous vraiment culottés et, à ce moment-là, elle aperçut clairement son expression et se figea sur place.

Les pré-adolescents ont déjà un certain instinct de prudence et savent globalement lire les expressions des grandes personnes.

Elle avait cru que Fei Du plaisantait mais elle découvrit qu’il fronçait légèrement les sourcils, son visage anormalement sérieux. Sans même s’en rendre compte, elle devint nerveuse, tirant sur ses vêtements.

— « Dagege, qu’est-ce qu’il y a ? »

Ils passaient alors devant un immeuble résidentiel. Une fenêtre du couloir du rez-de-chaussée venait de s’ouvrir en oscillant, décrivant un arc lent. Fei Du avait calmement laissé la petite fille marcher devant lui, la tête baissée en lui parlant. À cet instant précis, sans aucun avertissement, il releva soudain la tête.

Dans la fenêtre lumineuse et claire, il attrapa un regard qui les suivait comme une ombre !

La personne portait des lunettes de soleil et un masque, dissimulant complètement son visage. Fei Du posa une main sur l’épaule de Chenchen et tourna vivement la tête. Au même moment, à environ deux cents mètres derrière eux, une silhouette plongea dans les buissons voisins et disparut aussitôt sans laisser de trace. Il n’avait aperçu qu’un dos voûté et des cheveux blancs.

Un vieil homme ?

Chenchen, ne comprenant pas ce qui venait de se passer, l’observait, tendue.

Le regard glacial de Fei Du traversa les verres de ses lunettes et balaya la foule non loin d’eux.

— « Est-ce que quelqu’un te raccompagne habituellement après l’école ? »
— « O-oui », répondit Chenchen à voix basse. « Quand papa et maman sont là, ils viennent me chercher. Sinon, c’est jiejie, en métro. Si elle travaille tard, j’attends un peu à l’école. Il y a un professeur spécialement pour s’occuper de nous. »

Fei Du hocha pensivement la tête.

— « Tu as déjà vu des grands-pères étranges dans le coin ? »

Chenchen réfléchit un instant puis secoua la tête, visiblement mal à l’aise.

Ils entrèrent rapidement dans le couloir de l’immeuble, le vieux bâtiment gris clair coupant les regards venus de l’ombre.

Un moment plus tard, un vieil homme au dos courbé sortit lentement de derrière le panneau de l’arrêt de bus. Son visage était couvert, il portait d’énormes lunettes de soleil et s’appuyait sur une canne, comme quelqu’un ayant des troubles de la vue, tapotant le sol pour avancer. Autour de lui, les gens avaient des écouteurs dans les oreilles, la plupart absorbés par leur téléphone.

Personne ne prêta attention à sa démarche claudicante.

Les verres sombres formaient un bouclier idéal : la lumière ne pouvait pas passer, mais son regard avide, lui, le pouvait.

Ce même regard entreprit un voyage laborieux, perçant le temps et l’espace ; sans bouger d’un muscle, il fixa l’endroit où la petite fille se trouvait quelques instants plus tôt.

Sa robe à fleurs semblait pulser de lumière, une barrette en quartz mettant en valeur son petit visage clair et lumineux. Dans tout son champ de vision, dans le monde entier, elle semblait être la seule source de lumière. Ses contours enfantins et maladroits s’imprimèrent dans ses yeux et, en un instant, s’embrasèrent, laissant sur ses rétines une silhouette nette et cohérente.

Mais un monstre-serpent gardait le fruit défendu.

En repensant au regard de l’homme à côté de la petite fille, il recula avec effroi vers les ombres, sa peur et son désir se mêlant en une excitation singulière. Se léchant les lèvres avec avidité, il s’appuya lourdement contre un tronc d’arbre, la poitrine violemment soulevée.

Il était envoûté par cette sensation.

Comme quelqu’un en train de se noyer.
Ou d’être empoisonné.

Le temps de manger un chou à la crème, l’ascenseur avait été réparé.

Fei Du appuya sur le bouton du douzième étage et entra avec Chenchen, qui demanda avec précaution :

— « Dagege, qu’est-ce qui s’est passé tout à l’heure ? »

Il marqua une pause, ne cherchant pas à la rassurer.

— « J’ai vu quelqu’un de très suspect. À l’avenir, souviens-toi de te protéger quand tu es seule avec un adulte. »
— « Je sais. À la rentrée, je serai en sixième. Je ne suis pas une petite de CP. » Imitant le ton des adultes, Chenchen compta sur ses doigts. « Garder ses distances avec les inconnus. Ne rien manger de ce que donnent les inconnus. Si un inconnu me demande quelque chose, lui dire poliment d’aller voir la police… »
— « Il faut être encore plus prudente avec les gens qui ne sont pas des inconnus. » Fei Du tapota son front. « Ne monte pas seule dans la voiture d’un adulte, et ne reste pas seule avec un adulte là où il n’y a personne. Par exemple, là, maintenant. C’est très dangereux pour toi d’être avec moi. Et si j’étais un méchant ? »

Chenchen se couvrit le front et le regarda, les yeux grands ouverts.

— « Hein ? »
— « Y compris les professeurs de ton école, et aussi les grands-pères et grands-mères qui ont l’air de ne plus pouvoir bouger. Tu as compris ? »

La petite frissonna malgré elle. À cet instant, l’ascenseur atteignit le douzième étage et la grille s’ouvrit.

— « Pourquoi ? Gege… j’ai un peu peur. »
— « Avoir peur, c’est une bonne chose. Les choses précieuses sont comme la porcelaine. » Fei Du bloqua la porte de l’ascenseur de la main, lui faisant signe de sortir la première. « Pour elles, le plus dangereux n’est souvent pas le chat qui court dans la pièce. »
— « Alors quoi ? »

Il plongea son regard dans celui de la fillette et dit doucement :

— « C’est que la porcelaine elle-même ne se rend pas compte qu’elle est fragile. »

Luo Wenzhou se tenait devant le boîtier électrique, une cigarette au coin des lèvres, adossé au mur en les attendant.

— « Il te faut six mois pour acheter un fusible ? » Il sortit une lampe torche et un tournevis, les posant à côté. « Si tu avais mis plus de temps, les poissons du frigo se seraient fait la malle. »

Cherchant un sentiment de sécurité, Chenchen se précipita dans l’appartement.

Fei Du accepta le tournevis que lui tendait Luo Wenzhou et ouvrit le boîtier électrique avec une aisance familière, retira le fusible grillé, enroula le fil fusible plusieurs fois autour des deux extrémités du circuit, puis pinça légèrement. Il n’eut pas besoin de pince, utilisant simplement la tête du tournevis. Isolant une petite section, il tira deux fois pour vérifier que tout tenait bien, puis remit le disjoncteur en place.

Un bip retentit dans la pièce derrière lui ; le réfrigérateur et la climatisation reprirent vie en même temps.

Toute l’opération n’avait pas pris plus d’une minute, le capitaine à ses côtés n’ayant même pas eu le temps d’allumer la cigarette dans sa bouche.

En le regardant, Luo Wenzhou réalisa soudain que Fei Du n’était plus un gamin ; c’était un homme.

Son opinion avait toujours été partagée. Lorsqu’ils étaient en froid, il le voyait comme un danger ambulant, au caractère détestable, sans respect pour la loi ni la discipline, capable d’exploser à tout moment, et cherchant la bagarre dès qu’il ouvrait la bouche. Mais quand, exceptionnellement, Fei Du se montrait calme et bienveillant, il se souvenait du jeune garçon frêle recroquevillé devant la grille de la villa. Il s’inquiétait pour lui, le protégeant parfois à l’excès sans s’en rendre compte.

Une sollicitude de grand frère, dénuée de pensées déplacées.

Mais peut-être à cause de la provocation excessive de Fei Du dans l’escalier un peu plus tôt, cette vision scindée commença soudain à se rejoindre, les erreurs s’annulant, les illusions se dissipant, pour finalement laisser entrevoir une lueur de clarté objective : Fei Du n'était ni un dangereux marginal, ni un petit garçon pitoyable. C'était avant tout un homme, et un très beau jeune homme de surcroît, cultivé et plein de tact, affichant une fausse bienséance effrontée. Il portait sur lui, à la manière d'une courtisane cachant son visage derrière son pipa2, ces mots inscrits en toutes lettres : « tu es le bienvenu dans mon lit quand tu veux ».

Luo Wenzhou se dit que s’il n’avait pas été Fei Du, s’il n’avait été qu’un inconnu croisé dans la rue ou dans un bar, il aurait sans doute suscité plus d’une pensée fugace.

Mais… pourquoi fallait-il que la condition préalable soit « s’il n’était pas Fei Du » ?

Il sombra dans une profonde méditation sur la condition humaine, au point d’être quelque peu absent pendant le repas.

La table de Tao Ran n’était pas bien grande ; beaucoup de plats ne pouvaient pas être posés en même temps et devaient circuler. Luo Wenzhou, distrait, servit par erreur un gros morceau de « jarret de porc au sucre ordinaire » dans la petite assiette devant Fei Du ; ce n’est qu’après l’avoir déposé qu’il se rappela que cela appartenait à la catégorie du « sous le genou », que le jeune maître ne mangeait pas. Il se figea en pleine action, mais n’avait pas encore dit un mot que Fei Du, piquant délicatement la viande du bout de ses baguettes, échangea un regard avec la patte de porc, puis, avec une expression dégoûtée, la ramassa et la mit dans son bol, avec le même air que le chat patriote Luo Yiguo reniflant de la pâtée importée.

Évidemment.

Toutes ces histoires de « sous le genou » et de « gorge sensible » n’étaient que des foutaises inventées par ce bâtard.

En dehors du groupe du Commissariat Central, Fei Du et Chang Ning faisaient tous deux partie des gens sociables et à l’aise à l’oral ; ils se fondirent rapidement dans l’ambiance, sans donner l’impression d’être des étrangers. Lang Qiao, très fière d’elle, avait apporté deux bouteilles de vin rouge et à l’exception de la mineure, elle servit un verre à tout le monde, chacun félicitant chaleureusement le Sous-Capitaine Tao pour son entrée officielle dans le club des esclaves du crédit immobilier.

L'inspectrice remarqua avec finesse la grande flèche à sens unique pointant de Tao Ran vers Chang Ning, alors juste devant la jeune femme, elle déclama un Éloge improvisé de l’Adjoint Tao, depuis son dévouement à la profession jusqu’à son amour de la vie et des petits animaux, énumérant ensuite toutes les luttes héroïques menées contre le Capitaine Luo, ce « fantôme casse-pieds », afin de protéger la grande masse des « laquais ». Pour finir, sous le sourire figé et faussement bienveillant de Luo Wenzhou, elle changea brusquement de sujet et inventa de toutes pièces l’existence d’une grande beauté poursuivant Tao Ran, ce qui le força à s’incliner précipitamment et à supplier sa protectrice de ne pas salir l’innocence d’autrui sans raison valable.

— « Tao-ge est vraiment très patient », intervint Fei Du à point nommé pour dissiper le malaise. « Plus tard, quand il aura des enfants, il fera sans aucun doute un père exemplaire. Quand j’étais petit, je lui ai causé pas mal d’ennuis. »

Rougissant jusqu’aux oreilles, Tao Ran agita les mains à plusieurs reprises.

Chang Ning le regarda avec curiosité.

Fei Du prit une gorgée de vin rouge.

— « Ma mère est morte jeune et Tao-ge était le policier chargé de l’affaire. Mon père n’avait pas le temps, alors il a pris l’initiative de veiller sur moi. J’étais déjà adolescent, même seul, je ne serais pas mort de faim. Mais c’est seulement avec lui que j’ai compris ce que voulait dire vivre sérieusement. Jiejie, ne te fie pas à l’air misérable qu’il a quand il vit seul, quand il s’agit de prendre soin des autres, il pense à tout. »

Après avoir entendu tout ce marketing collectif en faveur de Tao Ran, Chang Ning ne ressentit rien d’autre que l’excellente entente du sous-capitaine avec son entourage. Elle ne put s’empêcher de tourner la tête et de lui adresser un sourire.

La tolérance à l’alcool de Tao Ran n’était guère meilleure que celle de quelqu’un qui s’écroule dès le premier verre. Après avoir bu la majeure partie du sien, il était déjà étourdi ; sous le sourire ambigu de la déesse de ses rêves, il perdit complètement toute lucidité. Acculé, il se mit à divaguer.

— « Non, non, c’est vraiment… vraiment pas comme ça. J’étais pas le seul à m’occuper du petit Fei Du. Tout le monde se faisait du souci pour toi. Même mon shifu en a entendu parler et demandait souvent de tes nouvelles. Et qui d'autre ? Wenzhou, ne le dira jamais, mais en réalité il est allé te voir en cachette plusieurs fois, et ta console de jeu, c’est lui qui me l’a donnée pour que je… »

Sentant que quelque chose clochait dans ses paroles, Luo Wenzhou lui donna précipitamment un coup de pied sous la table, mais il était déjà trop tard. Le peu d’équilibre qu’il restait à Tao Ran s’évapora sous ce coup, et il bascula sur le côté, renversant une caisse en carton remplie de bric-à-brac qu’il n’avait pas encore eu le temps de ranger. Des livres professionnels, des ouvrages de loisir, des dossiers et des carnets s’éparpillèrent bruyamment sur le sol.

Fei Du et Luo Wenzhou, chacun tenant un coin de la table, restèrent immobiles.

Lang Qiao, sans la moindre pitié, donna un coup de coude à son supérieur.

— « C’est vrai ? Patron, t’as vraiment fait ça ? C’est quand même super gênant… »

Tu sais que c’est gênant, et tu le cries quand même sur tous les toits !

Sous le regard appuyé de Fei Du, Luo Wenzhou se raidit et toussa sèchement. Puis, dans une tentative de diversion des plus évidentes, il se leva pour ramasser la caisse que Tao Ran avait renversée.

— « Bon à rien. Tu bois un verre de trop et tu te mets à déballer n’importe quoi. »

Il détourna brutalement la conversation, attrapant un carnet jauni et le feuilletant, soulevant un nuage de poussière.

— « Hé, pourquoi t’as le vieux carnet de shifu ici ? »

Avant même qu’il ait fini sa phrase, un portrait au crayon glissa hors du carnet. Le dessin représentait un homme raffiné aux traits réguliers, mais dans ses yeux, qui semblaient fixer droit le spectateur, transparaissait quelque chose de lourd, comme violemment réprimé.

Une date était inscrite sur la feuille : plus de vingt ans auparavant. Dans un coin figurait également une annotation manuscrite.

Wu Guangchuan – Les corps de six jeunes filles n’ont toujours pas été retrouvés.

 

 

 

 

 

Tu es vraiment de plus en plus cramé Wenzhou .... 🤭

La petite suivie par un vieux pervers par contre, c'est moins drôle.



  1. Lolita : Référence au roman Lolita de Vladimir Nabokov. Voici la citation exacte “Je t'aimais. J'étais un monstre pentapode, mais je t'aimais. J'étais misérable et brutal, et plein de turpitude, j'étais tout cela, mais je t'aimais, je t'aimais !”

  2. Un Pipa : Instrument de musique traditionnel chinois : luth à quatre cordes en forme de poire. Il est fréquemment associé, dans la poésie et l’iconographie classique, à des figures féminines élégantes ou mélancoliques. L'image évoque à la fois la grâce, la mélancolie et une certaine pudeur.









 

 

 

 

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Commentaires

  1. Oula le vieux pervers....j'espère qu'il n'arrivera rien de mal à la petite. Fei Du devrait peut-être prévenir Tao pour qu'il garde un œil...

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    1. Oui, je pense qu'il vaut mieux prévenir Tao Ran aussi. C'est une bonne chose de rappeler à la petite d'être prudente, mais ces criminels sont malins et vicieux. Puis hélas, ils ont l'habitude d'attirer les enfants donc savent comment faire...

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