Silent Reading : Chapitre 41 - Humbert Humbert IX
— «
D’après cette déduction, » dit Lang Qiao d’une voix faible – ses cernes
faisaient quasiment la même taille que ses yeux –, « soit Wu Guangchuan
est sorti tout seul de la morgue, soit on s’est trompés de coupable à
l’époque et, plus de vingt ans plus tard, le vrai assassin est ressorti
pour recommencer. »
— « Si quelqu’un réussit à commettre six crimes
sans que la police ne parvienne à lui mettre la main dessus, et qu’en
plus elle lui trouve gentiment un bouc émissaire, une personne ordinaire
serait déjà suffisamment satisfaite pour en perdre la raison. » Luo
Wenzhou répondit calmement. « S’il s’agit d’un véritable psychopathe,
aurait-il vraiment cessé pendant autant d’années ? »
Il marqua une pause, puis ajouta :
— « Et si on s’est réellement trompés de tueur à l’époque, alors vingt ans et plus, c’est largement assez pour qu’il ait rempli un charnier. »
Lang Qiao tourna la tête.
— « Boss, ce que tu dis est terrifiant. »
—
« Ce que tu dis n’est pas mal non plus. » Luo Wenzhou fit tourner son
stylo entre ses doigts. « Quoi qu’il en soit, j’ai déjà posté des gens
devant la maison de Qu Tong pour enquêter sur la personne qui a déposé
la clé USB. »
— « Sans vouloir te saper le moral, ils ne trouveront
probablement rien », dit Lang Qiao. « Je viens de poser la question aux
parents ; leur immeuble est dans une vieille résidence, et la gestion
immobilière y est inexistante trente jours sur trente. C’est
pratiquement portes ouvertes. Le mois dernier encore, ils se sont fait
cambrioler. Si quelqu’un peut entrer voler sans se faire prendre,
déposer quelque chose est encore plus simple. »
Tao Ran demanda :
— « Et les autres pistes ? »
—
« La clé USB est un modèle bas de gamme tout ce qu’il y a de plus
banal. On trouve exactement les mêmes sur des centaines de sites. Elle a
été nettoyée à fond, pas la moindre empreinte. Les techniciens
renforcent l’analyse du contenu audio, mais la minutie du suspect est
évidente. » Luo Wenzhou s’arrêta, secouant la tête. « Les perspectives
ne sont pas réjouissantes. »
Les chances de découvrir de nouveaux indices étaient infimes et celles que la fillette soit encore en vie encore plus faibles. Les fameuses soixante-douze heures d’or s’étant écoulées, l’enregistrement envoyé aux parents ressemblait à une sorte de conclusion permettant au ravisseur d’exprimer sa satisfaction.
Je suis toujours là, j’ai encore gagné, vous ne m’attraperez pas.
— « Il y a une autre piste possible », dit Tao Ran après avoir marmonné pour lui-même un instant. « On a vérifié les caméras de surveillance de plusieurs sites touristiques voisins, de zones industrielles et des grands axes routiers. Si la personne qui a emmené l’enfant est vraiment passée par hasard, c’est étrange qu’elle n’ait laissé absolument aucune trace. Peut-être que quelqu’un suivait la petite depuis le début ? Ou peut-être que sa cible était une autre fillette du bus, ressemblant à Qu Tong, et qu’il est simplement tombé sur le détournement par hasard ? »
En entendant cela, Lang Qiao comprit immédiatement.
— « Tu veux dire que le ravisseur a raté sa première tentative ! »
Le dernier jour du camp d’été, les élèves s’étaient rendus en périphérie de la ville, mais avant cela leurs activités avaient toujours eu lieu en ville, autour de l’école. Si ce ravisseur mystérieux suivait l’une des élèves, il lui aurait été bien plus difficile de dissimuler ses traces en milieu urbain. Les caméras de circulation et les riverains auraient pu le remarquer !
Elle se leva aussitôt.
— « Je vais m’en occuper. »
—
« C’est déjà fait. » Luo Wenzhou agita la main pour l’arrêter. « Après
avoir inspecté la scène ce jour-là sans trouver de personne suspecte,
j’ai mis quelqu’un sur cette piste. Sur les dix-huit élèves, onze sont
des filles, toutes à peu près du même âge que Qu Tong, six lui
ressemblent en taille et en apparence. Même en concentrant nos efforts
sur ces six-là, en retraçant tous leurs déplacements et les personnes
qu’elles ont croisées, on arrive facilement à plus d’une centaine
d’individus. Et pour l’instant, on sait seulement que cette personne
porte du quarante-deux. C’est trop peu. On ne peut même pas être sûrs de
son âge ou de son sexe. À moins qu’il sorte du lot, ce qui, pour
l’instant, ne semble pas être le cas, on n’a rien à exploiter. »
À côté, Lu Youliang ne put s’empêcher de soupirer. Il admit intérieurement que même s’il avait été en charge personnellement, il n’aurait pas pu faire preuve de plus de minutie. Mais parfois, l’opportunité et la chance étaient tout aussi indispensables.
— « À l’époque, le ravisseur appelait directement les familles des victimes. Maintenant qu’il sait qu’on peut tracer les appels, il a changé pour un mode de transmission intraçable. » Lang Qiao soupira. « C’est donc ça que veut dire le mal va toujours plus vite que le bien1 ? »
Sur un autre ton, Luo Wenzhou dit :
—
« Je me souviens que les victimes de l’époque n’ont jamais été
retrouvées. Alors pourquoi a-t-on finalement estimé que Wu Guangchuan
était l’auteur des enlèvements en série ? Juste parce qu’il avait sur
lui les vêtements ensanglantés des enfants ? »
— « Non, même si les
méthodes d’enquête n’étaient pas très réglementaires à l’époque, elles
ne l’étaient pas à ce point-là », répondit le Directeur Lu. « En plus
des vêtements découpés, la principale raison pour laquelle nous avons
identifié Wu Guangchuan comme coupable, c’est la septième fillette. Elle
présentait des signes d’agression sexuelle et, après avoir repris
conscience, elle a désigné Wu Guangchuan. Comment s’appelait-elle déjà ?
Il me semble qu’elle s’appelait Su… Su… »
— « Su Xiaolan », dit Tao Ran. « Elle est mentionnée dans le carnet de mon shifu. C’était l’élève de Wu Guangchuan. »
—
« Voilà, c’est ça. » Après avoir longuement réfléchi, Lu Youliang dut
se rendre à l’évidence. « Ah… ça fait trop longtemps, mon vieux cerveau
ne suit plus. Il y a beaucoup de choses dont je ne me souviens plus
clairement. Faites transférer le dossier. »
Luo Wenzhou donna un léger coup de pied à Lang Qiao, qui s’était laissée distraire. Elle sursauta, acquiesça précipitamment et partit lancer la procédure.
Avec le nom du Directeur Lu sur la demande, les archives de l’ancienne affaire furent transférées très rapidement. Vingt années de poussière furent enfin balayées de notes plus détaillées et plus objectives que celles du vénérable Yang, les exposant de nouveau à la lumière.
— « Oui, c’était bien cette fille-là. »
Lu Youliang sortit une photographie. Comme elle avait survécu à l’époque et n’aurait pas souhaité être dérangée, le vénérable Yang n’avait pas conservé sa photo dans ses notes personnelles.
La septième victime, Su Xiaolan, était une jeune fille très jolie. Elle avait des yeux en amande aux coins allongés vers les tempes. Sur la photo, elle portait un léger maquillage, lèvres rouges et dents blanches, le menton posé sur la main ; elle dégageait une maturité précoce un peu étrange.
— « Su Xiaolan était alors élève au collège Jinxiu. Au moment des faits, elle était au collège. »
Lang Qiao demanda :
—
« Je croyais que le milieu familial de cette fille était très mauvais ?
Elle avait disparu pendant plusieurs jours sans que sa mère s’en
rende compte. Comment pouvait-elle fréquenter un établissement privé de
cette époque ? »
— « Elle avait été admise comme élève spécialisée en
danse. Son professeur de danse à l’école primaire l’appréciait beaucoup
et l’a recommandée à Jinxiu. L’établissement ne demandait pas de frais
de scolarité pour les élèves recrutés de cette manière. Mais en raison
de sa situation familiale particulière, et parce qu’elle s’entraînait
constamment avec la troupe de danse, Su Xiaolan manquait souvent les
cours. Avec le temps, elle ne s’intégrait plus parmi les élèves de son
âge et n’avait aucun ami. Wu Guangchuan était son professeur principal
en première année, et il a profité de cette relation. »
— « C’est étrange », intervint Tao Ran. « S’il a kidnappé et tué six filles, pourquoi avoir laissé celle-ci en vie ? »
—
« Je venais à peine de commencer à travailler à l’époque. Je faisais
surtout des courses pour l’équipe, je n’ai pas beaucoup participé. Le
meurtrier était déjà mort, on ne pouvait plus lui extorquer ses
motivations. Mais deux hypothèses furent émises par mes aînés », se
remémora le Directeur Lu. « Premièrement, beaucoup de gens savaient que
Su Xiaolan et Wu Guangchuan étaient fréquemment en contact. S’il lui
était arrivé quelque chose, la police serait très facilement remontée
jusqu’à lui. La gamine était une cible extrêmement dangereuse pour lui.
Certains anciens avaient même conclu que les six autres fillettes
avaient pu être des substituts de Su Xiaolan. »
Lu Youliang reprit après une légère pause :
— « La seconde raison relève de la pure supposition. Contrairement aux
autres victimes, la situation familiale de Su Xiaolan était
particulière. Le meurtrier ne pouvait pas téléphoner pour tourmenter sa
famille et si l’appel avait pour lui une signification ou un objectif
spécifique, alors il n’aurait pas pu en tirer de satisfaction. »
Tout semblait parfaitement cohérent, que ce soient les témoignages humains, les preuves matérielles ou la logique et les motivations psychologiques.
Le seul problème était que, si le meurtrier d’il y a vingt ans était déjà mort, alors qui avait emmené Qu Tong ? Qui pouvait connaître le détail de la trousse métallique et des petites clochettes ?
Il ne pouvait y avoir que les proches de Guo Fei, la victime du premier cas, ainsi que les anciens policiers ayant traité l’affaire à l’époque, y compris le Directeur Lu.
Face à ce dernier, les personnes réunies dans la petite salle de conférence tombèrent toutes dans un silence pesant, qu’il rompit lui-même avec un calme surprenant. Se levant, il tapota l’épaule de Luo Wenzhou.
—
« Tu prends la tête de l’enquête. S’il y a la moindre question, tu fais
un rapport à Lao-Ceng. Je me mets en retrait pour le moment, histoire
d’éviter les soupçons. D’ici peu, je rédigerai un compte rendu détaillé
de mes déplacements de ces derniers jours. J’ai bien peur qu’enquêter
sur les autres personnes ayant traité cette affaire ne soit pas simple…
Je vais aller leur dire deux mots à l’avance, pour éviter qu’ils se
sentent offensés et refusent de coopérer quand le moment viendra. »
— «
Il faut aussi interroger les proches des victimes dans l’affaire du
Mont Lotus, ajouta Luo Wenzhou d’un ton léger, malgré le caractère
délicat du sujet. Ils ont peut-être dit quelque chose à quelqu’un. Et
puis il y a Su Xiaolan. C’est elle qui a passé le plus de temps avec Wu
Guangchuan, elle sait probablement quelque chose. On va se diviser en
trois axes.»
Il se tourna vers son équipe :
— « Tao Ran, continue de remonter la piste des dix-huit enfants avant les faits. Par sécurité, ne mets pas les garçons de côté. Lang Qiao, tu prends la direction des recherches autour du domicile de Qu Tong. Pense bien aux caméras de surveillance, même celles des petites boutiques du coin. Le reste, je m’en charge. »
Le reste, c’était tout ce qui risquait de froisser du monde : enquêter sur des gens de la maison et questionner les familles des victimes.
Tao Ran voulut dire quelque chose, mais Luo Wenzhou l’arrêta d’un geste de la main.
— « Dépêche-toi. Pas de bavardage inutile. Ça fait plus de vingt ans. Les preuves ont disparu, les témoins aussi. Les chances d’aboutir sont minces. Vos pistes sont prioritaires, au cas où l’enfant serait encore en vie. »
À ces mots, Tao Ran n’osa pas s’attarder davantage et sortit avec Lang Qiao.
Lu Youliang déchira l’emballage d’un paquet de cigarettes neuf et le poussa vers Luo Wenzhou à travers la table.
— « Tu t’es gardé toutes les tâches ingrates et soi-disant glorieuses. Joli sens du style. »
—
« Si j’y vais, au pire, je me ferai passer un
savon », répondit Luo Wenzhou, « Eux deux, s’ils se plantent, ça peut dégénérer. »
Il marqua une pause, puis ajouta avec un sourire :
— « Bien sûr, savoir si je pourrai
tirer quelque chose de ce savon dépendra de l’emprunt de votre vénérable
visage. »
— « Parmi les anciens de l’époque, certains sont partis,
d’autres sont morts. Ceux qui ont suivi l’affaire du début à la fin sont
presque tous à la retraite. Et Lao-Zhang a été muté ailleurs. » Le
Directeur Lu se sentit envahi par une mélancolie inexplicable. « Je suis
le seul à être resté pour guider votre bande de singes. Et ça ne durera
plus très longtemps. »
— « La retraite, c’est si terrible que ça ? »
sourit Luo Wenzhou. « Moi, tous mes rêves parlent de retraite. Me
réveiller naturellement tous les jours, aller où je veux, toucher ma
pension tous les mois, emmener ma vieille moitié partout… et voir tous
les gamins me céder leur place dans le métro. »
Lu Youliang avait toujours voulu favoriser son évolution. Luo Wenzhou était peut-être un peu jeune, mais heureusement, le vieil homme n’allait pas prendre sa retraite tout de suite. Il restait encore quelques années ; à force de le pousser, il pourrait peut-être devenir quelqu’un.
Mais en entendant ce discours désinvolte, il sentit la colère monter. Puis repenser à certaines rumeurs concernant les préférences du jeune maître Luo, impossibles à mentionner en société, ne fit qu’aggraver son irritation.
Il pointa le capitaine du doigt.
— « Tu n’as même pas de jeune moitié. Tais-toi. Si tu n’as rien de sensé à dire, dégage de ma vue. »
Luo Wenzhou coinça une cigarette entre ses lèvres, glissa le vieux dossier sous son bras et se prépara docilement à dégager. Mais alors qu’il atteignait la porte, le Directeur Lu l’arrêta.
— « Tu as une idée, même vague, sur cette affaire ? »
Une main posée sur la porte de la salle de réunion, Luo Wenzhou s’immobilisa.
—
« Deux questions n’ont pas été résolues à l’époque. Où sont passés les
corps des filles disparues et pourquoi Wu Guangchuan appelait les
familles des victimes. J’en ai parlé avec quelques personnes ; un ami
m’a dit que ça ressemblait davantage à quelqu’un visant les adultes. Ça ne correspond pas vraiment au profil psychologique
classique d’un pédophile. » Il marqua une pause. « Et même si je pense
que les deux affaires sont liées, ça ne veut pas forcément dire qu’elles
ont été commises par la même personne. »
— « Pourquoi ? »
— «
Passer un coup de fil et se rendre en personne au domicile d’une
victime, ce n’est pas la même chose. L’un se cache derrière un rideau,
l’autre ne peut pas résister à l’envie de monter sur scène. Le second
prend beaucoup plus de risques, et le criminel doit être bien plus
arrogant. Ce n’est pas seulement une question de méthodes pour ne pas
être retracé, comme l’a dit Lang Qiao. »
⸻
Toute la ville ressemblait à un fleuve. Après des décennies de curage, on en voyait presque le fond, jusqu’à la vase du lit, comme si tout était clair et sûr au premier regard. Et pourtant, il restait des rapides et des courants souterrains.
Les chances de retrouver Qu Tong en vie diminuaient de jour en jour, mais pour d’innombrables autres enfants de son âge, ce n’était qu’un été ordinaire ; des vacances remplies de cours de soutien sans éclat et d’activités extrascolaires, rythmées par le bourdonnement apathique des cigales et la somnolence des adolescents en attente.
Chenchen portait son portfolio sur le dos et attendait ses parents en retard à l’arrêt de bus derrière le Palais des Enfants. Ennuyée, elle sortit sa tablette pour jouer.
Soudain, une ombre tomba devant elle.
Levant la tête, elle vit un vieil homme aveugle et voûté s’approcher. Son visage, sans qu’il en ait conscience, était tourné dans sa direction. Un malaise diffus envahit Chenchen. Elle se souvint de ce que le grand frère qui lui avait offert un chou à la crème lui avait dit ce jour-là et recula prudemment de quelques pas, se rapprochant du groupe de personnes qui attendaient le bus, tout en gardant l’inconnu à l’œil.
À ce moment-là, le bus arriva et la foule compacte monta à bord les uns après les autres. En un instant, l’arrêt se vida ; il ne resta plus qu’elle et le vieil aveugle. L’homme frappa brusquement le sol de sa canne et s’avança vers elle. Les cheveux de Chenchen se hérissèrent sur sa nuque, elle se retourna et se mit à courir vers le Palais des Enfants. Au détour d’un angle, elle percuta quelqu’un.
— « Aïe ! »
Les affaires de l’autre personne tombèrent et s’éparpillèrent sur le sol.
C’était une fille un peu plus âgée qu’elle, vêtue d’une robe à fleurs, les cheveux tressés en deux nattes.
— « P-pardon ! » balbutia Chenchen.
La fille la regarda sans se fâcher. En s’accroupissant pour ramasser ses livres, elle demanda :
— « Pourquoi tu courais ? »
Chenchen s’empressa de l’aider.
— « Il y avait quelqu’un de bizarre là-bas… J’ai eu un peu peur. »
La fille leva les yeux dans la direction qu’elle indiquait.
— « Il n’y a personne. Où ça ? »
Chenchen se retourna. L’arrêt de bus était désert ; pas âme qui vive.
La fille posa à nouveau son regard sur elle.
— « Tu es en quelle classe ? »
— « Je passe en sixième à la rentrée. »
— « Alors j’ai un an de plus que toi. »
Elle glissa ses livres sous un bras et, très naturellement, prit Chenchen par la main de l’autre.
— « Tu as peur ? Je peux attendre avec toi un moment si tu veux. »
Chenchen n’aurait pas pu rêver mieux.
— « Je suis en stage photo d’été ici. »
Les longs cils de la fille s’abaissèrent ; elle sourit à Chenchen.
— « Je m’appelle Su Luozhan. »
Ne t'en fais pas Wenzhou, ton futur mari a de l'argent pour votre retraite. Tu pourras l'emmener où tu veux, dès que tu l'auras apprivoisé.
- Le mal va toujours plus vite que le bien : La phrase originale anglaise « good advances a chi and evil advances a zhang » est une adaptation directe du proverbe chinois classique « 道高一尺,魔高一丈 » (dào gāo yī chǐ, mó gāo yī zhàng), tiré de l'œuvre Ming Périple en Occident. Son sens littéral est : « [Quand] le Dao (la vertu, la loi) s'élève d'un pied (une unité de mesure), le démon s'élève de dix pieds. » Elle illustre l'idée que les forces du mal progressent toujours plus vite et plus loin que celles du bien, rendant la lutte éternelle et inégale.



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