Silent Reading : Chapitre 43 - Humbert Humbert XI

 

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Fei Du sourit soudainement, tourna la tête et envoya un baiser à la caméra de surveillance de la chambre.

— « Vous avez eu peur. »

Il se pencha et ramassa une petite carte posée sur la table à côté de lui, l’un des services caractéristiques proposés par ce sanatorium privé hors de prix. Pour les proches de patients incapables de communiquer, il était souvent difficile de se soulager par un monologue à sens unique ; l’établissement mettait donc à disposition stylos et cartes, permettant aux familles de consigner quelques mots et de transmettre des émotions un peu plus tangibles.

Jetant un regard vaguement ironique à l’homme allongé sur le lit, Fei Du écrivit sans préambule ni signature :

« J’espère que tu tiendras encore quelques années. »

Les frais de ce sanatorium privé n’étaient pas modestes ; le simple coût de son séjour suffisait à faire vivre plusieurs médecins et infirmiers.

Après tout, certaines personnes, au cours de toute leur existence, ne pouvaient apporter un quelconque bénéfice à leur entourage que pendant les années qu’elles passaient allongées, inconscientes.

Dehors, le soleil brûlant embrasait tout comme un incendie. Dans la chambre, la climatisation centrale maintenait une température constante toute l’année ; sous l’ombre épaisse des feuillages, l’air était presque glacial.

Après avoir transmis une émotion que l’on pouvait résumer par « te voir mal en point me met de bonne humeur », visiblement satisfait d’avoir accompli son devoir annuel, il reprit seul la route vers la ville.

Sans embouteillages, il fallait quatre heures pour rejoindre Yancheng depuis le sanatorium côtier.

Fei Du avait convenu avec la Docteure Bai de passer en soirée lui emprunter un livre. Bien qu’il ait officiellement mis fin à ses longues années de suivi psychologique régulier, il conservait de bonnes relations avec elle et, comme auparavant, il allait souvent lui emprunter les ouvrages qu’elle lui recommandait.

Si rien d’imprévu ne survenait, sa journée de vingt-deuxième anniversaire se résumerait à ceci : plusieurs heures de conduite, une visite à un légume humain, l’emprunt d’un livre sur les maladies mentales, puis une lecture nocturne jusqu’à tomber de fatigue.

D’ordinaire, Fei Du allait là où se trouvait l’animation. Mais tous ceux qui le connaissaient un tant soit peu savaient que le jour de son anniversaire, à celui de la mort de sa mère, ou lors de n’importe quel jour férié, il disparaissait totalement. Même quelqu’un d’aussi peu perspicace que Zhang Donglai ne viendrait pas l’importuner à ces occasions ; quand bien même il l’aurait voulu, il n’aurait pas pu. Le téléphone du Président Fei, habituellement allumé vingt-quatre heures sur vingt-quatre, devenait alors injoignable.

Les conditions de circulation sur le chemin du retour étaient mauvaises, l’autoroute embouteillée, dans un chaos total.

Il aurait au moins une heure de retard.

Fei Du, passablement épuisé, ne pouvait qu’attendre, s’appuyant sur la radio pour rester éveillé, et il tomba par hasard sur une annonce de la police de Yancheng, appelant les habitants à fournir des indices concernant la disparition de la jeune Qu Tong.

— « …en particulier aux abords des écoles, des palais des enfants, des centres de formation et des camps d’été. Si vous remarquez des individus suspects, veuillez en informer immédiatement la police. Nous rappelons également à nos concitoyens ayant des enfants que nous sommes actuellement en période de vacances d’été et que vous devez redoubler de vigilance quant à leur sécurité… »

— « Comment ce programme s’est-il soudain transformé en avertissement concernant les dangers de noyades en zones non surveillées ? »

Luo Wenzhou ne rentra au Commissariat Central qu’à l’approche de la fin de journée, avec la nette impression que son âme et sa conscience allaient s’évaporer par le sommet de son crâne sous l’effet de la chaleur. Sans la moindre cérémonie, il se servit une tasse de thé à portée de main et l’avala d’un trait.

Lang Qiao, qui accourait pour l’arrêter, arriva trop tard.

— « Chef ! C’est le thé minceur que je viens de préparer… » gémit-elle, au bord des larmes.

Il marqua une courte pause, puis, sans sourciller, termina le reste de la théière ; à cet instant précis, il aurait même bu de l’insecticide.

Après avoir fini, il s’essuya la bouche.

— « Alors ? La planque devant chez Qu Tong, ça a donné quoi ? Xu Wenchao et Su Xiaolan ont été retrouvés ? »
— « On a passé en revue toutes les caméras de surveillance des commerces autour de la résidence. En comptant les livreurs de colis, de repas, de lait et les agents immobiliers, une quarantaine de personnes passent chaque jour. Heureusement, ils portent tous des uniformes ; on a pu contacter leurs entreprises pour confirmer leur identité et leurs déplacements au moment des faits. Il restait des zones d’ombre pour quatre d’entre eux, on les a donc convoqués au Central », répondit Lang Qiao. « À part ça, on a dressé la liste de toutes les personnes entrées dans la résidence en dehors des heures de pointe. Il y en a plus de quatre-vingts. On est en train de les comparer avec le registre des résidents permanents du comité de quartier. »

À ces mots, la tête de Luo Wenzhou, déjà sur le point d’exploser sous la chaleur, enfla encore davantage.

Heureusement que le Commissariat Central disposait d’importants effectifs.

L’inspectrice poursuivit :

— « Xu Wenchao est là, Tao Ran l’interroge. Su Xiaolan, en revanche, ne pourra pas venir. Elle est déjà partie. »

Luo Wenzhou demanda distraitement :

— « Partie hors de la ville ? Ou à l’étranger ? »
— « Non… » répondit Lang Qiao. « Je veux dire qu’elle est morte. »

Les pas de son supérieur se figèrent un instant.

— « Si jeune ? »
— « Après cette affaire, plus rien n’a vraiment fonctionné pour elle. Sa carrière de danseuse a échoué, ses résultats scolaires étaient médiocres. Elle a tout juste réussi à entrer dans une école professionnelle, puis a abandonné en cours de route. Elle n’avait pas d’emploi stable, comptant sur sa jeunesse et son apparence pour fréquenter des hommes riches. Avant ses vingt ans, elle avait déjà eu un enfant hors mariage, et ensuite, sa vie est devenue complètement chaotique. Elle est tombée malade et est décédée il y a deux mois. Voilà son dossier. »

Lang Qiao lui tendit une fine chemise cartonnée qu’il feuilleta, en venant rapidement à bout.

Parce que sa vie avait été trop courte, et qu’il n’y avait, au fond, pas grand-chose à en dire.

À l’intérieur se trouvaient ses anciennes adresses, ses coordonnées, deux sanctions disciplinaires datant de sa scolarité, un rapport de garde à vue pour ivresse et tapage, et un certificat de décès.

Tout à la fin, une photographie prise peu avant sa mort. La femme, à peine âgée d’un peu plus de trente ans, portait déjà les marques du temps. Ses joues creuses étaient tendues sur ses pommettes, son menton était aiguisé comme une lame, des rides barraient le contour de sa bouche. Un maquillage passé persistait sur son visage, comme s’il n’avait jamais vraiment été lavé. En regardant de très près, on pouvait encore discerner les vestiges de la petite beauté qu’elle avait été dans sa jeunesse.

Dans le long couloir, Luo Wenzhou et Lang Qiao échangèrent un regard impuissant.

C’était la fin de la dernière… survivante.

— « Tu sais quoi, Boss », dit Lang Qiao, « parfois, quand je vois ce genre de choses, je me dis que survivre, c’est une chose vraiment moche. »

Il lui asséna un coup sur l’arrière du crâne avec la pochette en papier kraft.

— « Du matin au soir, tu débites de grandes idées. Va écrire des romans, qu’est-ce que tu fiches dans la police ? L’objectif principal, là, c’est de retrouver Qu Tong. Dis-moi plutôt ce que Xu Wenchao fait dans la vie. »

Il était photographe indépendant.

Très grand, élancé, avec une allure raffinée, on aurait pu qualifier sa beauté de frappante.

Convoqué sans préavis au Commissariat Central, il lui était difficile de ne pas être un peu nerveux ; ses mains s’agitaient sans cesse sous la table.

Tao Ran lui versa un verre d’eau.

— « Ne vous inquiétez pas, ce n’est rien de grave. On voudrait simplement que vous preniez le temps de vous souvenir de certaines choses. »

Xu Wenchao baissa la tête, pinça les lèvres, évitant son regard. Il le remercia à voix basse.

Derrière l’écran de surveillance, Luo Wenzhou et Lang Qiao entendirent Tao Ran demander d’un ton doux :

— « Vous étiez bien scolarisé au collège Jinxiu ? »

Xu Wenchao but une gorgée d’eau avec élégance.

— « Oui. »
— « Vous souvenez-vous de votre camarade Su Xiaolan ? »

Les doigts du photographe tressaillirent. Il resta silencieux un long moment, puis répondit d’une voix hésitante :

— « Je m’en souviens. »
— « Pouvez-vous nous en parler ? »

La question n’avait rien d’ambigu, mais Xu Wenchao sembla ne pas comprendre. Il resta interdit un instant.

— « Hein ? »
— « Parlez-moi de Su Xiaolan. »

Les mains posées sur ses genoux se crispèrent soudain, ses doigts s’agrippant à ses propres phalanges.

— « Oh…Je n’ai plus été en contact avec elle depuis des années. Elle… elle était plutôt joyeuse… Elle portait les cheveux longs, et elle aimait beaucoup les robes à fleurs. »

À ces mots, Tao Ran, comme ceux qui observaient derrière l’écran de surveillance, se tendirent aussitôt et Xu Wenchao s’arrêta brusquement. Son regard passa plusieurs fois de l’adjoint au greffier, puis, soudain, il demanda :

— « Vous m’avez fait venir ici à cause de la fille dont ils parlaient à la radio ? Je l’ai entendue en venant. »
— « Dans ce cas, je vais être direct, » dit Tao Ran. « Que savez-vous des crimes de Wu Guangchuan, l’enlèvement, le meurtre et les agressions sexuelles sur des fillettes ? »

Xu Wenchao réfléchit intensément.

— « Pas grand-chose. J’étais jeune à l’époque. On n’explique pas ce genre de choses en détail à des enfants, non ? »
— « Pourtant, le père de l’une des victimes affirme que c’est vous qu’il a rencontré, et que si Su Xiaolan a été sauvée, c’est parce que vous lui avez dit qu’elle était en danger. »
— « Euh… ça fait plus de vingt ans. Je ne m’en souviens pas très bien. »
— « Le père d’une des victimes de cette série d’enlèvements est venu dans le secteur de Jinxiu pour surveiller et enquêter sur certains de vos enseignants. Il vous a surpris en train de suivre discrètement l’enseignant Wu Guangchuan et vous a interrogé. Vous l’avez tous les deux soupçonné de comportements déviants et vous l’avez surveillé ensemble. Vous vous en souvenez ? »

Xu Wenchao resta silencieux. Cette fois, son mutisme dura une bonne minute. Puis, enfin :

— « J’imagine. Je ne me rappelle pas clairement. »

Parler avec cet homme était épuisant. Il n’était pas un criminel, la police ne pouvait donc pas interrompre de force ses longs silences. Ils ne pouvaient que s’asseoir et attendre qu’il parle, comme face à quelqu’un atteint d’un sérieux retard cognitif. Une question posée, il y réfléchissait une éternité, puis donnait une réponse vague, des variations de « Il me semble », « Vraiment ? », « Je suppose », ou « Je ne me rappelle pas bien ».

Tao Ran passa plus d’une heure à l’interroger encore et encore. Après avoir vidé deux bouteilles d’eau entières, Xu Wenchao conserva cette expression vide et errante, affichant une ignorance totale.

— « J’ai vraiment envie de lui coller une droite », murmura Lang Qiao. « Chef, tu crois que c’est notre suspect ? »
— « Juste parce qu’il a parlé de robes à fleurs ? » Luo Wenzhou secoua la tête. « Les collèges étaient très stricts à l’époque. Les élèves portaient tous le même uniforme. Les filles devaient soit attacher leurs cheveux en queue-de-cheval bien dégagée, soit les couper au niveau des oreilles. Les règles n’étaient assouplies que pour les élèves recrutées spécialement, pour des raisons d’image. Si Su Xiaolan était la seule exception de la classe, c’est normal qu’il s’en souvienne.
— Mais… »

Dans la salle d’interrogatoire, Tao Ran n’abandonnait pas :

— « Mais je trouve ça étrange. L’affaire Wu Guangchuan a fait grand bruit à l’époque. Comment pouvez-vous, vous qui y avez été personnellement mêlé, ne pas vous en souvenir clairement ? »

Xu Wenchao sourit faiblement.

— « Au collège, j’ai été très gravement malade. J’avais une fièvre qui ne tombait pas et j’ai failli mourir. Même si j’ai survécu, il est possible que mon cerveau ait été endommagé. Depuis, j’ai une mauvaise mémoire et je réagis un peu lentement. Désolé, officier. »

L’explication semblait parfaitement raisonnable. Tao Ran ne put que hocher la tête, impuissant.

— « Êtes-vous marié ? »

Xu Wenchao secoua la tête.

— « Le soir du vingt-sept de ce mois, où étiez-vous ? »

Cette fois, l’homme répondit sans hésiter.

— « Chez moi. »
— « Seul ? »
— « Je suis célibataire. Bien sûr que j’étais seul. »
— « Que faisiez-vous chez vous ? »
— « Je lisais… un livre sur les techniques de composition. »

Le regard de Tao Ran se fit plus perçant.

— « Monsieur Xu, pour le bien de l'enquête, pouvons-nous consulter les données de localisation de votre véhicule ? »
— « Bien sûr. Il est garé dehors. » Xu Wenchao le regarda calmement. « Avez-vous d’autres questions ? Puis-je partir ? J’ai du travail demain, il y a des choses que je dois préparer en rentrant. »

Les yeux de Tao Ran se tournèrent vers la caméra de surveillance. Dans son oreillette, il entendit la voix de Luo Wenzhou :

— « Laisse-le partir. J’ai déjà fait le nécessaire. À partir du moment où il sortira, il sera surveillé vingt-quatre heures sur vingt-quatre. »

Tao Ran se leva et serra la main de Xu Wenchao.

— « Vous pouvez y aller. Merci pour votre coopération. Je vais vous raccompagner. »

Ce n’est qu’à ce moment-là que le langage corporel de Xu Wenchao se détendit légèrement. À l’invitation de l’adjoint, il se tourna pour partir. Juste avant qu’il ne sorte, comme s’il bavardait de façon anodine, Tao Ran glissa à voix basse :

— « Les écoles privées doivent être très strictes. J’ai entendu dire que les enseignants sont tous obsédés par les taux d’admission dans le supérieur. »
— « On devait simplement travailler plus dur. C’est une bonne habitude. »
— « Vous n’aviez sans doute pas le temps de penser aux amourettes. Il suffisait d’adresser un mot à une fille pour que huit professeurs vous tombent dessus. Même si quelqu’un vous plaisait, il fallait se retenir. »

La main posée sur l’encadrement de la porte, Tao Ran regarda le photographe avec insistance.

— « Y avait-il des filles qui vous plaisaient, monsieur Xu ? Une élève recrutée spécialement comme Su Xiaolan devait forcément se remarquer dans la classe. »

Xu Wenchao fut pris de court. Son expression changea aussitôt ; ses mains pendantes se mirent nerveusement à tirer sur les coutures de son pantalon.

Après un moment, il força un sourire.

— « Qui n’aime pas les jolies filles quand il est jeune ? Mais elle est morte, ça ne sert à rien d’en parler… Inutile de me raccompagner. »

Tao Ran fronça légèrement les sourcils ; il n’avait appris la mort de Su Xiaolan qu’au moment où il avait voulu la convoquer et n’avait jamais mentionné ce fait devant l’autre homme.

Alors, le photographe, qui affirmait « ne plus avoir été en contact avec elle depuis des années », avait-il appris la nouvelle par un ancien camarade inquiet, ou bien…

Après avoir prononcé ces mots, Xu Wenchao s’éloigna rapidement sans se retourner.

Au même moment, les policiers chargés de sa surveillance se relayèrent discrètement et partirent à la faveur de la nuit pour le suivre.

Lorsque Luo Wenzhou quitta le Commissariat Central, traînant un peu les pieds, il était déjà vingt heures passées, mais il ne rentra pas directement chez lui.

Bien que le Directeur Lu se soit mis en retrait pour éviter toute suspicion, sa situation n’était pas comparable à celle du Directeur Zhang dont un proche parent avait été directement soupçonné.

Quelqu’un de moins scrupuleux aurait sûrement fermé les yeux.

Mais avec un supérieur consciencieux, il n’était pas approprié pour un subordonné de se montrer trop désinvolte, surtout après avoir passé la journée à utiliser son nom pour adoucir ses face-à-face avec les anciens enquêteurs. Luo Wenzhou décida donc d’apporter au Directeur Lu une caisse de pêches du Mont Lotus et d’en profiter pour lui faire un bref compte rendu de l’avancée de l’enquête.

Il l’appela, ne mentionnant que les pêches, pas l’affaire, et Lu Youliang accepta aussitôt, lui donnant une adresse.

— « Une collègue de ma femme se marie. Elle a décidé d’y aller ce soir et ne m’a prévenu qu’au dernier moment. Je suis allée chez ma petite sœur pour manger un morceau. Tu peux venir. »

Luo Wenzhou alluma le GPS et saisit : « Nord de la ville – route Chenguang ».

Fei Du, lui, aperçut un panneau indiquant : « Sortie route Chenguang – 1,5 km ».

Il expira doucement. Le trajet du retour avait duré plus de six heures avec des embouteillages partout et aucune aire pour s’arrêter. Son dos le faisait tellement souffrir qu’il allait bientôt s’engourdir. Ce n’est qu’à présent que la circulation se fluidifiait un peu.

Accélérant jusqu’à la limite autorisée, il réfléchissait à la manière de s’excuser auprès de la Docteure Bai. Mais alors qu’il terminait la dernière portion et s’apprêtait à bifurquer, une voiture surgit soudain devant lui. Elle jaillit sans prévenir, fonçant droit sur lui ; non seulement elle ne freina pas, mais elle accéléra.

Il n’avait pas le temps de l’éviter.

Fei Du écrasa la pédale de frein et, l’instant suivant, la voiture fut secouée par un choc violent, un bourdonnement lui emplissant les oreilles. L’airbag le projeta contre son siège, sa vision se troubla, son estomac se retourna, et une douleur aiguë traversa son avant-bras gauche. Sa conscience vacilla une ou deux secondes, puis les alarmes de voitures et les cris des passants le tirèrent de sa torpeur.

Quelqu’un accourut, cria quelque chose, et ouvrit la portière de sa voiture. Le vent chaud et trouble de la nuit d’été lui frappa le visage de plein fouet.

Une pensée fugace traversa son esprit embrumé :

« Le châtiment arrive vite. »

Luo Wenzhou se réjouissait justement que la circulation soit fluide lorsqu'un accident survint plus loin, le trafic s'arrêtant net.

Il poussa un long soupir et, comme les autres conducteurs, passa la tête par la fenêtre pour regarder. À peine eut-il levé les yeux qu’il aperçut au loin un gros SUV, nettement plus haut que les autres véhicules, étalé en travers de la sortie.

Son cœur fit un bond.

N'était-ce pas exactement la même voiture que celle que Fei Du avait exhibée devant Tao Ran ?







Bon, on est d'accord pour dire que ce Xu Wenchao est louche, non ? 

Qui veut du mal à mon bébé chat ?!  😡

 

 

 

 

 


 

 

 

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Commentaires

  1. Oui ce Wenchao est louche, en plus il dit avoir mauvaise mémoire mais ce souviens exactement du livre qu'il lisait ce soir là. Puis franchement une affaire comme ça comment peut-il ne pas s'en souvenir, j'y crois pas à son excuse de maladie.
    Puis plus grave encore, qui ose s'en prendre à notre Fei Du ?!!

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