Silent Reading : Chapitre 44 - Humbert Humbert XII

 

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De la sueur perlait aux tempes de Fei Du, qu’elle vienne de la chaleur ou de la douleur. Son visage était d’une pâleur de papier. Entre ses dents serrées, il lâcha :

— « C’est bientôt fini ? »

Luo Wenzhou se tenait à côté, l’air grave, comme s’il observait une minute de silence. Il resta muet deux secondes, puis n’y tenant plus, il tourna la tête et éclata de rire.

— « Jeune homme, ça ne va pas du tout », déclara le vieux médecin orthopédiste en s’occupant du bras blessé de Fei Du, entamant au passage un long sermon. « Je vois tout de suite que votre hygiène de vie laisse à désirer. Les jeunes d’aujourd’hui… Veiller toute la nuit, ne jamais faire de sport, rester assis toute la journée devant l’ordinateur… Comment voulez-vous être en bonne santé ? Ça me dépasse. Qu’est-ce que vous trouvez à ce machin stupide ? N’imaginez pas que parce que vous êtes jeune, tout va bien. L’ostéoporose à vingt ou trente ans, c’est possible… »

Le Président Fei, qui n’avait jamais veillé tard devant un ordinateur, se sentait tellement lésé qu’il en resta sans voix.

Près de la sortie de la route de Chenguang, sa portière côté passager avait été percutée par une voiture surgie brutalement de la droite. Le responsable, un conducteur débutant, permis en poche depuis à peine deux mois, avait été emmené en ambulance. Apparemment peu familier avec la signalisation, il avait raté sa sortie et, réalisant qu’il allait dans le mauvais sens, était tombé nez à nez avec le SUV de Fei Du, massif comme un char. Pris de panique, il avait appuyé sur l’accélérateur au lieu du frein ; telle était la conclusion de la police de la circulation arrivée en urgence.

En bref, les causes de l’accident étaient simples : des auto-écoles peu compétentes et la malchance du Président Fei.

Heureusement, ce dernier conduisait ce jour-là un véhicule doté d’un système de sécurité particulièrement avancé, et sa réaction avait été très rapide. Résultat, la voiture adverse était bien plus endommagée que la sienne. Lui-même avait surtout eu plus de peur que de mal ; ses lunettes n’étaient même pas cassées.

Sa précieuse chair, par contre, faisait pâle figure en comparaison, son avant-bras gauche fracturé par l’airbag.

Fei Du persistait à penser que tout était dû à une mauvaise position au moment de l’impact. Le pire étant que cette rare déconvenue s’était déroulée sous les yeux du démon Luo Wenzhou.

Sur la route, ce dernier l’avait accompagné tout au long de sa virée forcée à l’hôpital. Une fois l’état de la blessure connu, il avait ramassé ses lunettes obstinément intactes et s’était mis à rire sans retenue, la lourde tension accumulée au fil de la journée s’évaporant en un instant.

— « Docteur, ce genre de délinquant bourgeois ne passe pas son temps sur l'ordinateur. Ils sortent tous les soirs pour écouter de la musique et chanter. », ajouta Luo Wenzhou, ravi d’en rajouter une couche. « Regardez ce visage. Il est vide, le témoignage d'une vie dissolue. »

À travers ses lunettes de lecture, les grands yeux de libellule du médecin détaillèrent le visage pâle, presque vampirique, de Fei Du.

— « Oh, c’est pas faux. »

Le jeune homme ne sut même pas quoi dire pour se défendre.

— « Voilà, c’est remis. La fracture n’est pas grave. Vous reviendrez faire enlever le plâtre plus tard. En attendant, pas d’efforts violents. Pas de tabac, pas d’alcool, pas de sexe », insista gravement le médecin. « Et surtout, prenez des compléments de calcium, jeune homme, sinon dans dix ans… crac ! »

La dernière phrase avait fait mouche auprès de Luo Wenzhou. Il était à deux doigts de perdre la tête, semblant prêt à vivre le reste de sa vie sur cette blague. Même en reconduisant le blessé chez lui, il laissait échapper de temps à autre des rires étranges.

Fei Du éprouva presque de la pitié pour lui, songeant que sa vie devait vraiment être misérable pour qu’il se raccroche à des plaisirs aussi bas de gamme.

Tous deux avaient dû annuler leurs rendez-vous respectifs avec le Docteur Bai et le Directeur Lu.

— « Tourne à gauche au prochain carrefour… Tu l’as dépassé », dit Fei Du, agacé. « Dis, vieillard, tu sais lire un GPS ? »
— « Tu n’as toujours pas compris que je compte t’enlever et te vendre ? J’ai déjà contacté l’acheteur », répondit Luo Wenzhou en continuant droit devant, prenant volontairement le mauvais chemin jusqu’à un centre commercial. Il se gara, faisant signe à son passager. « Allez, descends, il t’attend devant pour inspecter la marchandise. »
— « Je pourrais te demander d’attendre que mon emballage soit dans un meilleur état avant de me vendre ? » Fei Du jeta un regard noir à sa chemise froissée. Il tenta de bouger, mais son corps était couvert de bleus et tout lui faisait mal. Il resta donc assis dans la voiture et ajouta faiblement : « Tu ferais mieux d’amener l’acheteur ici. Je ne peux pas marcher. »

Luo Wenzhou n’insista pas. Il se contenta de rire devant cet état quasi paralytique, puis partit seul, abandonnant dans la voiture cet homme moins résistant qu’une paire de lunettes.

Fei Du pensa qu’il allait régler quelque chose en chemin. Il profitait déjà du trajet, il n’allait pas en plus exiger un service complet jusqu’à son domicile. Il n’y prêta donc pas attention, recula le siège passager, occupant la moitié de l’habitacle. Presque allongé, il ferma à demi les yeux. Entre deux vagues de douleur, il repensa à l’accident.

Confondre l’accélérateur avec le frein, mal lire un panneau… Du déjà-vu. Impossible de dire avec certitude si c'était intentionnel ou si le conducteur, pris de panique, avait commis une erreur.

La seule différence, c’était que dans un cas, il s’agissait d’une tentative de meurtre ; dans l’autre, d’un simple accident.

Vu sous cet angle, une voiture était vraiment un outil de meurtre idéal.

À force de ruminer, Fei Du était presque en train de s’endormir quand la portière à côté de lui s’ouvrit brusquement. Il tourna la tête sans grande attention, mais finit figé de stupeur. Luo Wenzhou tenait un gâteau, avec des bougies, orné de personnages de dessins animés ridicules sur la boîte.

Par réflexe, il se tassa vers la portière opposée, comme si l’autre ne portait pas un dessert mais une bombe.

— « T’as jamais vu de gâteau d’anniversaire ? Pourquoi tu recules comme ça, il ne va pas te mordre. » Luo Wenzhou posa la boîte. « Les types de la circulation ont bien relevé tes infos, non ? Ne me dis pas que la date sur ta carte d’identité est fausse. »

Fei Du, plus raide que le plâtre de son bras, était entré dans un état d’instabilité totale, prêt à sauter hors de la voiture et à s’enfuir.

Mais il ne le fit pas.

Sous le flot forcé de ballades et de folk crachées par l’autoradio, il resta ainsi jusqu’à ce que le capitaine se gare en bas de chez lui.

— « Le médecin t’a interdit le tabac, l’alcool et le sexe. Avec ce plâtre, tu n’iras pas te pavaner ce soir. Viens donc goûter à la vie de retraité avec un type d’âge mûr. » Luo Wenzhou releva le menton. « Descends. »

Fei Du le fixa un instant d'un air indéchiffrable, puis, soutenant son bras douloureux, il sortit maladroitement de la voiture.

Il avançait si lentement que Luo Wenzhou devait sans cesse s’arrêter pour l’attendre.

— « À ce point-là, jeune maître ? Heureusement que j’habite au rez-de-chaussée, sinon j’aurais dû te porter sur mon dos. »

Fei Du ne répondit pas. Pas un mot.

Il ressemblait à un chat amené pour la première fois sur le territoire d’un autre. Chaque vertèbre de sa colonne vertébrale vibrait d'une vigilance extrême. Pas à pas, traînant les pieds, il atteignit la porte du capitaine.

Dès que celui-ci ouvrit, le maître des lieux passa la tête dehors ; une petite tête ronde, manifestement prête depuis un moment.

— « Entre, Luo Yiguo, arrête de bloquer le passage ! »

Le chat avait la vue entièrement obstruée par la grosse boîte en carton qu’il tenait dans les mains. Soupçonnant aussitôt qu’il s’agissait d’un nouveau jouet offert en tribut par son serviteur, il étira grossièrement le cou et lança les pattes en avant. Luo Wenzhou lui tapa habilement sur les coussinets, il retomba au sol, furieux, et miaula deux fois de protestation. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il remarqua la présence d’un étranger.

Fei Du et Luo Yiguo échangèrent un regard.

Fei Du, plutôt réservé, recula d'un demi-pas. Luo Yiguo, en revanche, se hérissa sur place, laissant échapper un cri inhabituel pour un chat. Usant simultanément de ses quatre pattes, il exécuta une rotation complète sur lui-même ; griffes et sol lisse crissèrent l’un contre l’autre. Ses grands yeux, ronds comme des billes, s’écarquillèrent, son centre de gravité s’abaissa, et il adopta une posture prête à lancer une attaque désespérée à tout instant.

Dans cette position héroïque, il échangea un second regard avec l’intrus. Puis, après un bref instant de réflexion, il prit une décision éclair, renonçant au combat pour se ruer sous le canapé sans se retourner.

Il n’en ressortit pas.

Luo Wenzhou ne sut pas quoi dire ; avoir élevé un chat aussi lâche lui fit perdre un peu la face.

— « Pas besoin de changer de chaussures. Assieds-toi où tu veux. » Il désigna le canapé. « Hé, ce chat n’a jamais été timide avec les inconnus. La dernière fois qu’un collègue est venu, il l’a suivi partout en miaulant. Pourquoi est-ce qu’il n’a peur que de toi ? »

Fronçant légèrement les sourcils, il s’exclama :

— « Luo Yiguo, sors de là tout de suite ! Tu vas te rouler sous le canapé, te couvrir de poussière, puis venir te frotter sur mes draps, espèce de salaud ! »

Le chat fit le mort, parfaitement immobile.

Luo Wenzhou hurla en direction du canapé :

— « Tu manges ou pas ? »

Cette fois, à ces mots, deux moustaches dressées apparurent prudemment sous le meuble. Il renifla l’odeur de l’étranger, puis battit immédiatement en retraite.

Le camarade Luo Yiguo venait d’entamer une grève de la faim.

Impuissant, le Capitaine Luo ouvrit une boîte de pâtée et la plaça à côté de sa gamelle, puis, fouillant dans un placard, il en sortit une boîte de bonbons qu’il déposa devant Fei Du, assis bien droit.

— « Regarde si ce qu’il y a dedans n’est pas périmé. Je vais improviser quelques plats. Je te préviens, je ne sers pas de jeune maître. Tu mangeras ce que je ferai, sans faire d’histoires. »

Pour une fois, l’autre n’émit aucune objection. Sa posture était d’une raideur insoutenable, comme s’il ne se trouvait pas sur un canapé, mais assis au sommet du monde.

Un moment après, il parvint enfin, non sans effort, à ouvrir la boîte de bonbons d’une seule main. À l’intérieur, il y avait un assortiment hétéroclite, probablement acheté pour le Nouvel An. Les chocolats avaient déjà pris des formes qui coupaient l’appétit d’entrée. Tout au fond, en revanche, il trouva des caramels mous à l'ancienne, dans un emballage rudimentaire, bonbons aux formes irrégulières qui collaient aux dents.

Il se souvenait parfaitement de leur goût.

Fei Du en choisit un lentement, déchira l’emballage du bout des dents et le mit en bouche. Puis il tourna son regard vers la cuisine, d’où provenaient le vacarme de la hotte, le rythme sec du couteau contre la planche à découper, la silhouette de Luo Wenzhou, apparaissant et disparaissant.

Ce que ce dernier appelait improviser avait en réalité été fait avec sérieux. En très peu de temps, il prépara plusieurs plats mêlant viande et légumes, qu’il disposa autour du gâteau, placé au centre. Il hésita un instant, puis planta une bougie et l’alluma.

Levant la tête, il croisa le regard de Fei Du, puis dit sèchement :

— « Qu’est-ce que tu regardes ? Je ne vais pas te chanter Joyeux anniversaire. Tu comptes faire un vœu ? Ça pourrait être quelque chose comme : Pourvu que je ne me fasse pas renverser par une voiture à mon prochain anniversaire. »
— « Oh », répondit Fei Du.

Tous deux échangèrent un regard désemparé, en compagnie de la bougie ornée d’un personnage de dessin animé. L’atmosphère était étrangement solennelle, comme une minute de recueillement pour un passé révolu.

Luo Wenzhou regretta aussitôt.

— « Dépêche-toi de souffler. C’est idiot. »

Des gâteaux, Fei Du en avait mangé de toutes sortes, partout dans le monde. Mais un gâteau d’anniversaire restait pour lui quelque chose de très étrange. Il lui semblait en avoir goûté un lorsqu’il était très petit. À l’époque, sa maison avait été remplie d’invités. Son anniversaire n’avait été qu’un spectacle destiné aux autres. Il n’avait eu droit qu’à une petite part symbolique de ce gâteau hors de prix avant qu’on ne l’emporte. Le lendemain, quand il avait voulu en reprendre, il avait déjà disparu.

Au fond, quelle différence y avait-il entre un gâteau d’anniversaire et un gâteau ordinaire ? Tout au plus quelques trous laissés par des bougies.

Mais Fei Du avait toujours trouvé que le goût n’était pas le même.

La cuisine de Luo Wenzhou était irréprochable. La seule chose qui manquait, c’était le vin. Respectant scrupuleusement les ordres du médecin, il ne lui donna qu'un sachet de lait enrichi en calcium.

Certains hommes d'âge mûr, toujours prompts à la rhétorique en public, laissaient transparaître inconsciemment cette mauvaise manie dans leur foyer. Dans sa jeunesse, Luo Wenzhou méprisait l'habitude de son père de faire la morale avant les repas. Mais après vingt ans d'influence insidieuse, il avait fini par y succomber. D’ordinaire, seul Luo Yiguo étant là pour en faire les frais, la maladie restait en incubation ; aujourd’hui, avec Fei Du à table, le mal éclata.

— « Une année de plus écoulée. » Il versa le lait tiède dans un verre et le poussa devant Fei Du, se lançant dans un long discours, héritage direct de son père. « Tu devrais te prendre en main. Combien de temps comptes-tu encore t’amuser ? On a besoin d’objectifs dans la vie, pas de simplement se prélasser sur une montagne de richesses1. La vie d’un jeune ne peut pas être trop vide ; tôt ou tard, ça finit mal. »

Fei Du, une croquette en bouche, ressentit ce phénomène culturel du chef de famille à la chinoise comme une nouveauté.

Luo Wenzhou continua :

— « C’est dans notre nature de d’abord chercher à manger, à se loger, à être en sécurité, à combler nos sens et nos désirs. Ensuite, inévitablement, on aspire à des satisfactions plus élevées comme le sentiment d’accomplissement, la réalisation de soi. S’abandonner indéfiniment à des futilités superficielles, c’est en réalité juste s’anesthésier soi-même. Avec le temps, les angoisses invisibles que ça entraîne font énormément souffrir. Une Maybach2 aujourd’hui, une Bugatti3 demain… Tu peux tout acheter, mais est-ce que ça peut soulager la douleur profonde de lutter contre la nature humaine ? »
— « Non », répondit calmement Fei Du en avalant la croquette. « Même si ne pas pouvoir se les offrir du tout est manifestement une douleur plus immédiate. »

Luo Wenzhou le foudroya du regard, mais remarqua au coin de sa bouche une trace de sourire. Il plaisantait.

Même si son humour avait quelque chose d’un poignard dans le cœur.

— « Tu oses interrompre le chef de famille en pleine leçon ? Chez moi, un petit démon comme toi aurait dû déplacer un tabouret à l’entrée et écrire une autocritique. Tu as encore faim ? »

À ces mots, le sourire de Fei Du s’éteignit peu à peu. Il resta silencieux un moment, puis dit soudain :

— « Chez moi, on ne parlait jamais à table, sauf quand il y avait des invités. Sinon, mon père était rarement présent et ma mère avait des sautes d’humeur. Souvent, au milieu du repas, elle explosait sans raison. Parfois elle se levait, jetait les assiettes et partait. D’autres fois, elle s’asseyait soudain près de la table et se mettait à pleurer. »

Luo Wenzhou se figea.

— « Les repas chez moi étaient très éprouvants », poursuivit Fei Du en haussant les épaules, un peu désemparé. « Quand le calme régnait, c’était comme gagner à la loterie. »

Luo Wenzhou y réfléchit, ne le consola pas, se contentant de dire doucement :

— « Ça a l’air vraiment misérable. Je ne sais pas si c’est plus ou moins confortable qu’écrire une autocritique. »

Fei Du haussa les sourcils.

— « Sérieusement, imagine. Tu es accroupi à l’entrée, appuyé contre un tabouret, tenant ta feuille face à la porte. Quand il fait chaud, on ferme juste la porte blindée. De l’extérieur, on voit tout ce qui se passe à l’intérieur. Les voisins travaillent tous avec tes parents ; chaque passant te jette un regard et te demande : “Alors, qu’est-ce que tu as encore fait, gamin ?” C’est une humiliation totale pour l’honneur et la dignité d’une personne. »

Fei Du ne put s’empêcher de rire.

Luo Wenzhou allait reprendre quand son téléphone sonna brusquement ; un appel provenant du téléphone fixe du bureau. Il se figea, un mauvais pressentiment lui nouant la poitrine.

— « Allô. »

La voix de Tao Ran était légèrement essoufflée.

— « Capitaine Luo, la famille de Chang Ning a appelé le commissariat de leur secteur. Ils disent que Chenchen a disparu ! »

Le volume étant élevé, Fei Du entendit aussi.

— « Quand ? Où a-t-elle disparu ? Ne panique pas, ce n’est pas forcément la même chose », répondit Luo Wenzhou.
— « Chang Ning l’a déposée à midi à un cours de dessin au Palais des Enfants. Le soir, elle devait attendre une demi-heure là-bas et ne pas sortir. Son père ne pouvait venir la chercher qu’après le travail. Le cours s’est terminé vers seize heures trente. Il l’a appelée, elle était encore dans la salle de dessin. Un peu après dix-sept heures, quand il est arrivé, il ne l’a pas trouvée. »

 

 

 

 


Wenzhou, je suis certaine que tu es un retraité débordant de passion... 

Ah, j'aime tellement leurs moments, cette douce évolution, la confiance, les aveux, les émotions subtiles mais profondes... Ah j'adore ce couple et cette histoire ! 😍​ Puis je veux tellement faire un câlin à mon bébé Fei Du. 🥺

Par contre, ne faites pas de mal à Chenchen !!! 😭​😡

 

 

  1. Se prélasser sur une montage de richesses : L’expression de base utilise un terme que vous devez connaître si vous lisez des danmei, “salted fish”. Poisson salé (咸鱼, xiányú). L’expression désigne en argot chinois une personne sans ambition, passive, qui se contente de végéter sans lutter. L'image vient du poisson séché et salé, rigide, inerte, qu'on ne peut que laisser là. Dans le langage courant, être un « poisson salé » revient à s'avouer vaincu par la vie, à renoncer à tout effort, à se laisser porter sans chercher à s'améliorer. L’expression est devenue un tag récurrent pour désigner un personnage, souvent le protagoniste, qui est délibérément passif, feignant l'indifférence ou l'incompétence, soit par flemme existentielle, soit comme stratégie de survie sociale. Le « héros poisson salé » est un trope apprécié : il refuse les attentes du monde, ne veut pas se battre, et pourtant (ou précisément à cause de cela) il attire à lui aventures et amours malgré lui

  2. Maybach : Marque allemande ultra-luxueuse (groupe Mercedes-Benz). Symbole de pouvoir, d’argent ancien et de standing institutionnel. Typiquement associée aux grands patrons, dirigeants ou figures très installées.

  3. Bugatti : Constructeur français de supercars. Icône de la richesse ostentatoire, de la performance absurde et du luxe tapageur. Là où la Maybach murmure l’autorité, la Bugatti hurle le fric et l’ego. Deux philosophies du pouvoir sur quatre roues.

 

 

 

 

 


 

 

 

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