Silent Reading : Chapitre 48 - Humbert Humbert XVI

 

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Les jours de ma jeunesse, lorsque je me retourne sur eux, me semblent pareils à des flocons blancs dans une tempête matinale, emportés loin de moi dans un tourbillon. Lolita1

 

— « Il va falloir mettre la main à la pâte, camarades. Je rembourse les collations de nuit et les masques pour le visage des dames. Pour ceux qui ont femme et enfants, j’écrirai même des lettres d’excuses à votre place. Même s’il faut y passer la nuit, même s’il faut retourner toute l’ancienne maison des Su, on ira au fond de cette affaire. Je veux voir cette petite Qu Tong, vivante ou morte. » Posant le talkie-walkie, Luo Wenzhou se tourna vers Fei Du, qui l’observait avec un intérêt manifeste. « J’ai l’impression que tu es la réincarnation d’un porte-poisse. Ton anniversaire aura vraiment été une bénédiction. Je ne peux pas te raccompagner jusqu’au bout. Je t’appelle un taxi, ou je te dépose devant un hôtel en chemin ? »

Fei Du ne répondit pas. Sans raison apparente, il demanda :

— « Vous mangez quoi d’habitude la nuit, quand vous prenez un en-cas en service ? »
— « Des menus de luxe à base d’huile de friture recyclée illégalement. » Luo Wenzhou eut un air légèrement amer. « Quand quelqu’un est un peu plus exigeant, il monte en gamme, un McDo par exemple. »

Il braqua le volant vers le Commissariat Central.

— « S’ils étaient tous aussi difficiles que toi, je pourrais jamais me permettre de les rembourser », lança-t-il, irrité. « Il y a un hôtel un peu plus loin, un demi-mois de salaire la nuit. Je m’arrête ? »
— « Je ne logerai pas là-dedans », dit le jeune bourgeois d'un ton posé au fonctionnaire visiblement opprimé, qui avait mangé du poulet frit pour calmer sa faim et recyclé illégalement de l'huile de cuisson pour étancher sa soif. « L'encens dans leur hall est trop fort, et les salles de bain n'ont pas de baignoire. »

Puis, faisant fi de l'hostilité qu'il s'était attirée, il ajouta :

— « Continue. Il y a un hôtel six étoiles près du Central qui fera l'affaire. Je peux y aller à pied. »

Luo Wenzhou, abasourdi, serra les dents un bon moment avant de lâcher :

— « Tu t’amuses et sèmes le chaos, du matin au soir, sans jamais travailler sérieusement. L’argent de ta famille est vraiment inépuisable ? Le jour où tu auras tout flambé, personne ne t'offrira ne serait-ce qu’un verre d’eau. Tu es majeur maintenant, tu peux même légalement demander un certificat de mariage. Tu ne pourrais pas être un peu moins capricieux ? »

Le coude du bras valide de Fei Du reposait contre la portière ; il ne répondit pas, se contentant de sourire, le menton dans la main. Luo Wenzhou ne comprenait pas pourquoi il souriait ; sa vue l'angoissait. S'il n'avait pas eu pitié de son état de blessé ambulant, il l'aurait presque jeté hors de la voiture.

Après un moment, Fei Du demanda :

— « Tu es sûr que tu n’as plus besoin de moi ? »
— « Tu as un grade ? Tu es payé ? » Finalement, le capitaine ne le fit pas descendre. Il bifurqua vers une route latérale menant à un hôtel emblématique du coin. « Pourquoi tu participerais ? »
— « J’ai entendu dire que le soi-disant complice que vous avez arrêté a été accusé par cette petite sauvageonne. À part ça, vous n’avez aucune preuve, non ? »
— « Les enquêtes en cours sont confidentielles. »

Avant même qu’il ait fini, Fei Du enchaîna d’un ton égal :

— « Oh, c’est vrai. Il y a aussi le fait qu’il soit lié aux enlèvements en série d’il y a vingt ans. C’est pour ça qu’il vous semble suspect. »

Luo Wenzhou grinça des dents en silence, jurant de retrouver quel enfoiré avait eu la langue trop bien pendue.

— « Autrement dit, vous n’avez aucune preuve. Cette fille n’a même pas treize ans. Son QI est peut-être élevé, mais son état mental est loin d’être stable. Quelle valeur donner à son témoignage ? L’alibi de l’homme arrêté aujourd’hui a été fourni par la police elle-même. Et s’il nie jusqu’au bout ? » Fei Du ouvrit légèrement la main. « Quant à la petite, vous n’obtiendrez rien d’elle. Vous ne pourriez même pas lui extorquer des aveux sous la torture. Tu comptes vraiment appeler un spécialiste en psychologie criminelle infantile en pleine nuit ? »

Chaque mot touchait juste. Le capitaine en avait la migraine.

Toutes les opérations de la nuit manquaient de preuves concrètes. S'ils n'avaient pas finalement sauvé Chenchen, en se fiant uniquement à l'intuition de Luo Wenzhou – qui avait tiré d'abord et demandé la permission ensuite –, il aurait eu de sérieux problèmes le lendemain.

Arrivés devant l'hôtel, l'air froid et vivifiant les assaillit, mêlé au parfum frais et serein de l'encens du hall ; une senteur rafraîchissante pour le cœur comme l'esprit.

Malgré l'heure matinale, un portier était encore en poste et s’avança avec entrain pour accueillir le client.

Fei Du sortit de la voiture, s'apprêtant à partir, lorsqu'il se souvint soudain de quelque chose et fit demi-tour. Se retournant, il se pencha, frappant à la vitre de la voiture, puis ouvrit la portière côté conducteur.

— « J’ai oublié mon téléphone. Tu peux me le passer ? »

Luo Wenzhou fit un signe d'approbation et prit le téléphone sur le siège passager, mais Fei Du, comme s’il n’avait pas la patience d’attendre, tendit la main pour le prendre lui-même. Sa chemise, froissée par l’accident de voiture, pendait de travers, il pouvait voir directement à l’intérieur de son col ouvert. Sa poitrine était mince, mais sous des clavicules nettement dessinées, elle dégageait une force contenue. Il ne s’était pas vaporisé de parfum aujourd’hui, mais ce corps indécent semblait avoir absorbé toutes les essences du monde ; depuis son col s’échappait une odeur masculine très légère, presque imperceptible, qui disparaissait avant même qu’on ait pu la saisir clairement.

En tendant le bras pour attraper le téléphone, Fei Du frôla presque Luo Wenzhou ; après ce contact évité de justesse, son doigt, par accident ou intentionnellement, le toucha au moment où il attrapait l’appareil.

Le Capitaine Luo en ravala ses mots, abasourdi pour la énième fois.

Au beau milieu de la nuit, pour un jeune homme vigoureux, attiré par les hommes et sans partenaire fixe, écrasé par une pression professionnelle constante, se faire provoquer de la sorte par surprise n’était pas moins tragique que pour quelqu’un qui jeûne depuis trois jours de tomber sur une publicité nocturne pour un restaurant étoilé Michelin.

— « Je serai encore là demain matin. Viens me trouver si tu as besoin de moi. » Fei Du se redressa comme si de rien n’était, glissant le téléphone dans sa poche. « Je peux parler à la fille pour toi. Même si je ne suis pas un expert en jeunes à problèmes, j’ai une solide expérience personnelle en la matière. »

Épuisé mentalement et physiquement, Luo Wenzhou agita la main.

— « Va-t'en. »

Quand Fei Du fut réellement parti, il se gara sur le bas-côté et enchaîna deux cigarettes avant de réussir à calmer son embarrassante demi-érection, puis redémarra, retournant au Commissariat Central, le cœur inexplicablement lourd.

Quand une personne ordinaire est absorbée par ses études ou son travail, elle peut encore régler ses problèmes personnels à coups de rendez-vous arrangés ; pour ceux aux goûts plus marginaux, les choses sont nettement moins simples.

À peine diplômé, le jeune Seigneur Luo avait, à l’instar de Maître Fei, enchaîné les aventures pendant quelques années, constatant finalement que si ces passades étaient faciles, trouver la personne idéale s'avérait bien plus difficile. De plus, il avait découvert que ce qu’on appelait « romance » suivait un processus en quatre étapes : d’abord l’attirance, ensuite l’habitude, puis la fadeur, et enfin le dégoût. Ajoutant à cela le stress croissant au travail qui accaparait toute son attention, il avait peu à peu adopté un mode de vie de vieux, se contentant d'aller au travail, de rentrer chez lui et de caresser son chat.

Mais une mentalité de vieillard ne suffisait pas à étouffer les désirs d’un corps jeune et en pleine forme.

Une pensée troublante lui traversa l’esprit.

S’il continuait comme ça, un jour, il finirait peut-être par trouver la grosse queue touffue de Luo Yiguo attirante.

Irrité, il écrasa l’accélérateur. La voiture gémit et bondit en avant, fonçant vers le Commissariat Central baigné de lumière.

— « Capitaine Luo, Xu Wenchao a été arrêté. Il est dans une salle d’interrogatoire, Su Luozhan dans une autre. Xiao-Lang surveille la petite. Vous comptez… »

Avant même que la phrase ne fût terminée, les pas pressés de Luo Wenzhou s’arrêtèrent net. Il avait aperçu une silhouette voûtée dans le couloir.

— « Monsieur Guo ? »

Guo Heng écrasa son mégot et se leva lentement, s’efforçant de redresser le dos sans y parvenir.

— « Vous êtes venu me voir aujourd’hui parce que vous enquêtez à nouveau sur l’ancienne affaire, n’est-ce pas ? » Son regard brûlant était fixé sur lui. « C’est bien ça, non ? Ma fille… Vous ne l’avez toujours pas retrouvée après toutes ces années. J’ai entendu dire que vous aviez ramené une gamine aujourd’hui, encore vivante, c’est vrai ? Vous avez arrêté le suspect ? Il y a enfin un espoir de faire la lumière sur ce qui est arrivé à Feifei ? Wu Guangchuan avait un complice ? »

Dans les yeux troubles du vieil homme, les flammes évoquées par son mentor semblaient s’être rallumées, si vives qu’il était difficile de soutenir son regard.

Luo Wenzhou ne sut pas quoi dire. Il ne put que bredouiller maladroitement :

— « Nous ferons de notre mieux. »

Après ces mots, il s’éclipsa précipitamment. Même lorsqu’il fut loin, il sentait encore le regard de Guo Heng brûler son dos.

Dans la salle d’interrogatoire, Xu Wenchao, convoqué deux fois en une seule journée, passé de témoin à suspect, arrêté chez lui en pleine nuit, avait l’air particulièrement mal en point.

Son visage était blême de fatigue, une barbe de quelques jours ombrant le coin de sa bouche. Son attitude n’avait plus rien de poli. Les dix doigts entrelacés, posés sur ses genoux, une tension inexprimable marquait ses traits pâles.

— « Je n’ai rien fait. » Le ton était à la fois impuissant et irréprochable, mais ses paroles, elles, étaient tranchantes. « Je n’ai kidnappé aucune petite fille et je n’ai tué personne. Vous avez vérifié l’historique de mon véhicule et vous m’avez suivi et espionné illégalement. Après avoir ainsi porté atteinte aux droits fondamentaux d’une personne, quelles preuves avez-vous trouvées prouvant que j’ai tué quelqu’un ? »

Le policier chargé de l’interrogatoire répondit froidement :

— « Su Luozhan a kidnappé une élève à la sortie de son école, l’a maltraitée et a tenté de la tuer. Sur les lieux du crime, elle a appelé votre numéro à deux reprises. Devant tout le monde, elle vous a désigné comme son complice. Qu’avez-vous encore à ergoter ? »

Xu Wenchao se pencha en arrière sur sa chaise et répondit de sa voix douce caractéristique :

— « Un appel téléphonique, les paroles d’une enfant, et me voilà devenu un meurtrier. Je crois comprendre aujourd’hui ce que signifie : “Quand on veut pendre quelqu’un, on trouve toujours un prétexte.” »
— « Pourquoi Su Luozhan vous a-t-elle appelé ? Et pourquoi vous aurait-elle accusé à tort ? »

Xu Wenchao marqua une pause, puis leva calmement les yeux. En observant l’écran de surveillance, Luo Wenzhou vit clairement son expression et un mauvais pressentiment le prit soudain.

Cet homme était trop calme, trop sûr de lui, sans la moindre trace de panique, comme s’il détenait un atout caché.

— « Parce que sa mère et moi étions en couple. »

Xu Wenchao poursuivit :

— « Je ne l’ai pas mentionné cet après-midi parce que j’avais peur que cela ne cause des ennuis. J’aimais Su Xiaolan depuis l’enfance, mais elle ne m’a jamais aimé. Elle préférait vivre dans la misère plutôt que de m’accepter. Ce n’est que lorsqu’elle a appris qu’il ne lui restait plus longtemps à vivre qu’elle m’a, égoïstement, accordé un peu de chaleur, comme une aumône. Et pourtant, j’en ai pleuré de gratitude, j’ai même voulu l’épouser… Si elle avait vécu un peu plus longtemps, je serais aujourd’hui le beau-père de Su Luozhan. Comme nous n’avons pas de lien légal, il m’est très difficile de la prendre à ma charge. J’ai donc cherché des solutions, tout en la soutenant matériellement de toutes les manières possibles. Si elle avait besoin de quoi que ce soit, elle m’appelait. C’est parfaitement normal. »
— « Mais vous n’avez pas répondu. »
— « Je n’ai pas répondu parce que j’ai découvert que j’étais surveillé. Même si ce n’avait pas été elle à l’autre bout du fil, mais un livreur ou un agent immobilier, je n’aurais pas décroché. » Le ton de Xu Wenchao restait plat. « Officier, j'imagine que grâce à la forte pression exercée par les défenseurs des droits du public, j'ai encore le droit de conserver un dernier brin de liberté ? »
— « Vous affirmez donc que Su Luozhan vous a faussement accusé ? »
— « Je ne sais pas pourquoi elle a dit cela. Si c’est vrai, j’en suis profondément attristé. Sa mère l’a toujours quelque peu négligée et ,comparativement, je pense être apte à assumer les responsabilités d’un beau-père. Son éducation était très permissive, et son comportement, effectivement, quelque peu excessif, alors je l’ai disciplinée. Peut-être éprouve-t-elle une certaine rancœur à mon égard. »

Xu Wenchao fit une courte pause.

— « Ou peut-être ne savait-elle même pas ce qu’elle disait. Quelqu’un l’a influencée. »

Le policier frappa la table.

— « Assez de foutaises ! La victime survivante a témoigné qu’après avoir essayé de vous appeler, Su Luozhan a dit, je cite : S’il ne vient pas, je m’en occupe moi-même. » Il secoua des papiers devant le suspect. « L’ancienne maison de la famille Su est entretenue par des employés payés par vous, et les factures d’eau et d’électricité sont réglées depuis votre compte bancaire ! Pourquoi entretenir une maison promise à la démolition ? Cela montre clairement que vous prépariez quelque chose d’inavouable ! »

Xu Wenchao secoua la tête.

— « Quel est le lien entre l’entretien d’une vieille maison et un enlèvement ou un meurtre ? En suivant votre logique, tous les crimes commis dans la ville relèveraient donc de la responsabilité du gouvernement municipal ? »

— « Il n’est pas censé avoir eu des séquelles cérébrales à cause d’une forte fièvre ? » Luo Wenzhou haussa les sourcils, étonné. « Je le trouve plutôt vif d’esprit. La connerie, ça peut être intermittent ? »
— « Capitaine Luo, s’il continue de nier et que nous n’avons pas de preuves, devra-t-on lui faire passer un détecteur de mensonges ? »
— « Allez vérifier ses comptes bancaires, ses cartes de crédit, ses véhicules et ses biens immobiliers… Apportez sa photo à toutes les grandes agences de location de voitures et interrogez-les. Vérifiez aussi ses relations personnelles ; il a peut-être emprunté une voiture. Le fait que son historique de conduite soit vierge le jour de l’enlèvement de Qu Tong prouve seulement qu’il n’a pas utilisé sa voiture. Je refuse de croire qu’il ait pu faire disparaître entièrement un véhicule à quatre roues… »

Pendant ce temps, le policier dans la salle d’interrogatoire persistait :

— « Je vous repose la question. Où étiez-vous la nuit du vingt-sept ? »
— « Chez moi, à lire. » L’expression de Xu Wenchao ne vacilla pas. « Je suis freelance, je ne travaille pas tous les jours. Lire chez soi est tout à fait légal. »
— « Si vous étiez chez vous à lire, pourquoi avoir loué une voiture ? »

C’était du bluff.

Si la voiture conduite par Xu Wenchao ce jour-là n’était pas la sienne, qu’il l’ait empruntée ou qu’il ait enregistré un véhicule sous un autre nom, il y aurait forcément des traces. La solution la plus sûre aurait été de passer par une agence de location illégale, non déclarée, très bien dissimulée, et c’était probablement la méthode qu’il avait utilisée.

Luo Wenzhou se tut, croisa les bras sur sa poitrine et attendit, concentré, l’excuse de Xu Wenchao. Mais celui-ci haussa calmement les sourcils, affichant une surprise presque sincère.

— « Officier, de quoi parlez-vous ? »
— « Le soir du vingt-sept, vous avez suivi un bus scolaire parti de la Crête Ouest, attendant une occasion d’agir contre l’une des filles à bord. Vous avez été témoin du détournement du bus et durant l’incident, Qu Tong a sauté du véhicule et a couru vers vous et Su Luozhan. Elle vous faisait confiance, vous a demandé de l’aide, est montée dans votre voiture. Elle ne savait pas qu’elle se livrait à votre brutalité ! »

Xu Wenchao ricana.

— « C’est tout simplement… »

Le policier l’interrompit sévèrement :

— « Les caméras de surveillance autour du musée ont filmé la plaque d’immatriculation de votre voiture. Pourquoi nier ? »
— « Officier », demanda froidement Xu Wenchao, « pourriez-vous me dire à quelle heure exactement cela s’est produit le vingt-sept ? »
— « Vous ne le savez ? »
— « Vraiment pas. » Le photographe leva légèrement les mains et secoua la tête. « Très bien. Puisque vous êtes déterminés à me piéger, il semble que vous ne me donnerez pas l’heure précise. Mais si ce crime a eu lieu durant la première moitié de la nuit, je crains de ne pas avoir eu le temps de m’y rendre. Vous savez où j’habite. Il faut au moins trois heures de route pour rejoindre la Crête Ouest, sans même tenir compte du trafic ou des conditions météo. Vers vingt heures trente, j’ai commandé un repas, le numéro de commande et l’heure de livraison sont enregistrés. Si j’ai de la chance, le livreur se souviendra de moi. »

Le cœur de Luo Wenzhou fit un bond.

Son mauvais pressentiment venait de se confirmer.

— « Je vous conseille de vérifier cela au plus vite et de laver mon nom. » Xu Wenchao baissa les yeux vers sa montre. « Apparemment je vais passer la nuit ici. Pouvez-vous me dire quand je pourrai demander un avocat ? Ah, et aussi… même si je ne comprends pas encore clairement ce que Su Luozhan est censée avoir fait, elle reste une enfant. Allez-y doucement. Si nécessaire, je suis prêt à assumer la responsabilité de tuteur légal. »

 

 

 

 


En vrai, Wenzhou, tu n'as jamais été amoureux quoi... Mais ne t'en fais pas, ça va venir ! En attendant, courage pour résister à Fei Du ! 

Bon, personne est surpris que ce Xu Wenchao soit un enfoiré, je pense.

 

 

 

  1. Citation d’origine dans la traduction française de Lolita (version Éric Kahane, Gallimard, 1959) : « Quand je me retourne vers le passé, les mois et les années de ma jeunesse semblent filer au vent du souvenir errant en une nuée de lambeaux identiques et pâles, telles ces tempêtes matinales de papiers chiffonnés que le voyageur voit tourbillonner dans le sillage du train. » 

 

 

 

 


 

 

 

 

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