Silent Reading : Chapitre 53 - Humbert Humbert XXI
Au début, Fei Du resta figé. Puis il se renversa contre son siège, avec un air parfaitement détaché.
Saisissant très bien, mais faisant mine de ne pas comprendre, il demanda :
— « Hum ? »
Dans cette posture nonchalante, il y avait tout le playboy ; prêt à sourire sans jamais le faire vraiment et la tête légèrement penchée tandis qu’il regardait le conducteur.
Il demanda, en sachant pertinemment la réponse :
— « Qu’est-ce que j’ai fait, hier soir ? »
Luo Wenzhou garda le silence, découvrant avec consternation à quel point il pouvait se montrer mesquin. Il était bien plus habitué à un bourgeois tête à claque qu’à cette attitude ambiguë et insaisissable.
Quand ils étaient seuls, au moindre signe de trouble chez l’un, l’autre en profitait aussitôt.
Le silence momentané de Luo Wenzhou fit croire à Fei Du qu’il n’arrivait pas à parler. Son intérêt s’en trouva piqué et il ne put s’empêcher d’en rajouter.
— « Hier soir, je vous ai spontanément apporté un peu de réconfort, braves officiers. Le Capitaine Luo envisage-t-il de me faire offrir une autre bannière de soie ? »
En disant cela, il se pencha légèrement plus près de lui. Ses yeux diffusaient une lumière changeante, irradiant depuis l’iris, s’étendant distinctement comme des ondulations figées.
— « Qu’est-ce que tu comptes écrire cette fois ? Je me disais… »
—
« Fei Du », coupa soudain Luo Wenzhou avec un sérieux appuyé. « Si tu
continues à me provoquer comme ça, je vais finir par penser que tu
nourris à mon égard des intentions inavouables. »
Ce fut au tour du jeune président de garder le silence.
En raison de la nature particulière de leur relation, Luo Wenzhou se montrait la plupart du temps d’un sérieux implacable face à lui. À force, il en était venu à croire, à tort, que c’était un homme pudique.
Après un temps d’arrêt, Fei Du battit en retraite avec élégance, tournant la tête vers le funérarium sombre derrière la vitre.
— « Tu es sûr de vouloir discuter d’un sujet aussi indécent dans un endroit pareil ? »
—
« J’en ai aussi un décent », répondit Luo Wenzhou. « En septembre, tu
comptes passer la main et confier ta fortune colossale à d’autres pour
la gérer ? »
— « Inutile de t’inquiéter. J’ai une équipe fiable. »
Fei Du haussa les épaules. « Pas besoin qu’ils soient exceptionnellement
fiables, juste un peu plus que moi. Même si je me retire de la gestion
quotidienne, les grandes décisions stratégiques nécessiteront toujours
ma signature. Je garderai le contrôle. Et quand bien même tout partirait
en fumée… »
— « Les miettes restantes se vendraient encore plus cher
que tout ce que nous, pauvres fonctionnaires, gagnerons en une vie,
pensions comprises. Assez pour nourrir plusieurs générations, c’est ça ?
» l’interrompit Luo Wenzhou. « Arrête ton cinéma. Quand ton père a eu
son accident, tu étais encore à l’école. Tes résultats n’étaient déjà
pas brillants. Pourquoi n’as-tu pas fait confiance à cette équipe fiable
à l’époque, en te contentant de toucher des dividendes comme un
actionnaire modèle ? »
Fei Du leva les yeux et croisa son regard dans le rétroviseur. Il était profond, d’une sévérité franche et familière.
—
« Tu n’as pas repris l’entreprise de ton père pour l’argent. Tu
enquêtais sur lui », affirma Luo Wenzhou. « Si on suit cette logique, ta
candidature à l’université de la sécurité publique de Yancheng poursuit
le même objectif. Pour quoi, ou plutôt, pour qui ? »
— « Peut-être
pour te draguer ? » répondit Fei Du sans ciller. « Mes goûts ont
peut-être soudainement changé. J’ai peut-être commencé à saliver devant
le charme …hum… non conventionnel et terriblement sérieux du Capitaine
Luo ? »
Pas une seule phrase directe ne sortait jamais de la bouche de ce type ; tout n’était que détours et faux-semblants.
Il plissa les yeux. Son regard balaya de manière presque intrusive l’arête droite du nez de Luo Wenzhou, ses lèvres légèrement marquées, comme s’il était prêt à l’embrasser d’un instant à l’autre.
Avec une légère nasalité, il demanda doucement :
— « Comment sais-tu que mes résultats étaient mauvais ? En plus de m’envoyer des cadeaux en secret, tu suivais aussi mes bulletins scolaires ? »
Luo Wenzhou expira, déverrouilla la voiture, puis, sous le regard attentif et ambigu de ce renard, il attrapa sans prévenir le col de sa chemise soigneusement arrangée, ruinant sa posture.
— « Premièrement », déclara-t-il d’un ton sévère. « Ma beauté a toujours reçu l’approbation unanime des masses. Elle appartient à un style classique et intemporel de beauté masculine. Si tu la considères comme non conventionnelle, cela prouve simplement que tu manques d’éducation et de culture. Deuxièmement… » Son regard glissa vers le bras plâtré de Fei Du, comme si le spectacle était douloureux à voir. « Chéri, cela fait longtemps que je n'ai pas vu quelqu'un oser parler avec autant d'assurance. Tu veux me draguer dans cet état ? Tu ferais mieux de prendre un verre de lait et de faire le plein de calcium ! »
Puis il désigna la portière.
— « Descends. »
Le président Fei avait toujours triomphé dans toutes ses tentatives de séduction. Essuyer un rejet aussi brutal pour la première fois lui parut étrangement rafraîchissant.
Chassé de la voiture par Luo Wenzhou, affaibli par son handicap, il le suivit du regard, une envie irrésistible de répliquer ; mais pour l'instant, il déposa les armes, se tut et le suivit jusqu'au mémorial.
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L’atmosphère du hall commémoratif était glaciale ; le système de refroidissement installé à l’intérieur ressemblait moins à une climatisation centrale qu’à une véritable unité de réfrigération.
À l’ouverture de la porte, une bouffée d’air froid dense se déversa. Des employés vérifièrent l’identité de Luo Wenzhou avec une méfiance inhabituelle, ne comprenant pas pourquoi la police venait enquêter sur une boîte de cendres.
— « Qu’est-ce que vous souhaitez examiner ? » demanda le responsable en passant sa carte pour les faire entrer. « Nous n’avons enfreint aucune loi. Même si des fantômes rôdaient ici, depuis quand le champ d’action de la police est-il devenu aussi vaste ? »
En réalité, Luo Wenzhou n’était calme qu’en apparence. Après avoir encaissé de plein fouet les provocations d’un renard dont les dernières paroles rauques tournaient encore en boucle à son oreille, faisant battre son cœur de façon irrégulière, il n’aspirait qu’au silence absolu.
Il répondit sèchement :
— « Et si quelqu’un avait placé une bombe dans le mur des urnes ? »
Le responsable du dépôt le regarda, stupéfait, comme s’il découvrait une nouvelle espèce de psychopathe.
L’espace de stockage occupait tout un mur, compartiment après compartiment, du sol au plafond. Su Xiaolan se trouvait dans un coin, dans un minuscule cadre de cristal.
— « Zone C, 106 — Su Xiaolan », vérifia le responsable. « C’est elle. Sa fille et son fiancé ont procédé au dépôt. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez-moi. Je reviens dans vingt minutes. »
Il joignit les mains, s’inclina légèrement devant la photographie de Su Xiaolan, puis se retira.
Luo Wenzhou repoussa la main de Fei Du qui s’apprêtait à saisir la photo. Il sortit une paire de gants, vérifia si le cadre en cristal comportait un double fond. N’y trouvant rien d’anormal, il le passa à Fei Du et examina les objets funéraires déposés à côté de l’urne.
— « Cette photo est très intéressante »
— « Trop
intéressante », répondit Luo Wenzhou en fouillant. « C’est exactement
la même que celle conservée au Commissariat Central, dans les archives
d’il y a vingt ans. »
L’espace à l’intérieur du petit compartiment était exigu. D’un seul regard, on voyait ce que la famille y avait placé. Outre le cadre, il en sortit une vieille robe, des cigarettes au menthol, un rouge à lèvres et divers effets personnels qu’une femme portait habituellement sur elle. Des objets funéraires tout à fait ordinaires, apparemment sans valeur.
— « La soi-disant commémoration des morts n’est en réalité qu’un rituel pour les vivants. Lors d’une cérémonie, la photographie exposée représente souvent l’image que les proches se font du défunt. S’il s’agit de personnes qui le voyaient fréquemment, on choisira en général une photo récente. S’il s’agit d’amis ou de parents plus éloignés, qui avaient peu d’occasions de le voir, ce sera plutôt une photo à valeur symbolique. Par ailleurs, certains défunts ont une conscience d’eux-mêmes assez forte ; après leur mort, leurs proches respectent leurs dernières volontés et choisissent l’image dont ils étaient le plus satisfaits, celle qui reflète le mieux l’accomplissement majeur de leur vie. Voilà les cas les plus courants. » Fei Du tapota légèrement le cadre de cristal. « Donc, le moment le plus digne d’être retenu dans la vie de Su Xiaolan, c’était à douze ou treize ans ? Et après cela, aux yeux d’une certaine personne, était-elle déjà comme morte ? »
Luo Wenzhou vérifiait encore s’il n’avait rien négligé quand son téléphone se mit soudain à sonner.
La « Chanson des Cinq Anneaux1 » résonna brutalement dans la pièce étroite et sinueuse, les échos montant et descendant le long des murs d’urnes, produisant un effet digne d’un film d’horreur. Même lui sentit ses poils se hérisser. Le responsable, qui avait annoncé se « retirer », réapparut aussitôt, passant la tête par la porte d’un air sombre.
— « Coupez le son, officier. Il faut être responsable dans les lieux publics. Vous troublez le repos des gens. »
—
« Mon brave dage », répondit Luo Wenzhou d’un ton meurtrier, « Si je
n’étais pas responsable, c’est vous qu’on aurait déjà mis au repos. »
Le responsable renonça à discuter avec un barbare et disparut immédiatement.
Sous ce vent de mauvais augure, Luo Wenzhou, le visage légèrement verdâtre, décrocha.
— « Tao Ran, qu’est-ce que tu as trouvé ? »
Écrasé par la chaleur, son adjoint tira sur le col de son uniforme. Tout en marchant à grandes enjambées vers l’ombre d’un arbre, il s’éventait sans arrêt avec une vieille carte photocopiée.
—
« Le lotissement de l’époque est toujours là. Je vais finir grillé. Ça
s’appelle le lotissement Soleil Levant. C’était l’un des premiers
ensembles résidentiels commerciaux construits il y a plus de vingt ans,
plutôt haut de gamme pour l’époque. Les anciens qui jouent aux échecs
dans le coin disent que, quand le collège Jinxiu existait encore,
beaucoup d’élèves issus de familles aisées y louaient des appartements. »
—
« Et le mur d’enceinte ? » demanda Luo Wenzhou. « D’après Guo Heng, il a
regardé à travers les motifs du mur et a pu voir la maison de Wu
Guangchuan. Tu peux localiser l’endroit à peu près ? »
— « L’endroit a
été reconstruit au point que même sa propre mère ne le reconnaîtrait
pas. Tu sais vraiment compliquer la vie des gens, patron. »
Haletant, Tao Ran s’essuya le front avec sa manche. Non loin, des collègues trempés de sueur lui faisaient signe. Ils avaient fait venir des géomètres d’un chantier voisin. En se basant sur les fondations du lotissement Soleil Levant et les proportions figurant sur l’ancienne carte, ils reconstituaient les traces du passé sur un terrain entièrement transformé.
La route avait été élargie de plus du double ; la maison de Wu Guangchuan avait été rasée pour cela. Heureusement, en plein après-midi d’été, la rue était presque déserte. Deux policiers, chacun tenant une mire en bois, se tenaient à un mètre cinquante l’un de l’autre au milieu de la chaussée, reconstituant l’emplacement de l’ancienne porte principale.
Tao Ran longea un pan du mur d’enceinte envahi d’herbes folles, puis dit :
— « Je pense que ça devait être entre le bâtiment 7 et le bâtiment 8. D’après la description de Guo Heng, l’endroit faisait face à un angle, et on pouvait observer la maison de Wu Guangchuan à une dizaine de mètres… C’est vraiment difficile à trouver, Wenzhou. L’ancien abri à vélos est ici, le passage est si étroit qu’on doit se faufiler de côté. À l’époque, Xu Wenchao a fait passer Guo Heng par là avec aisance. Comment connaissait-il ce chemin ? »
À peine avait-il fini sa phrase qu’un message collectif arriva sur leurs téléphones. C’était Lang Qiao.
Elle était allée consulter les archives conservées par l’ancien collège Jinxiu et avait retrouvé l’adresse enregistrée pour Xu Wenchao au collège : lotissement Soleil Levant, bâtiment 8, unité 3, appartement 201.
Tao Ran fixa son écran, puis leva les yeux vers les immeubles aux façades lépreuses. Il ressortit par la fissure étroite, fit demi-tour et monta en courant au deuxième étage du bâtiment 8. La fenêtre du couloir, ouverte toute l’année, était rouillée sur ses gonds. Une couche de crasse grasse s’y était accumulée au fil du temps. Elle donnait dans la même direction que la fenêtre de la chambre principale du 201. Tao Ran écarquilla les yeux et se colla contre la vitre. Dehors, il aperçut ses deux collègues tenant les mires. Quelques mètres derrière eux, des pierres disposées au sol représentaient les fondations de la maison de Wu Guangchuan. Les anciennes maisons avaient souvent des sous-sols loués séparément ; beaucoup étaient murés et dotés de fenêtres. Une rambarde entourait la maison, avec des parterres de fleurs tout autour, à la fois pour empêcher les chutes et pour éviter les regards indiscrets.
Il y a vingt ans, la ville n’avait pas encore cette démesure. Passé vingt et une, les rues étaient désertes. Les noctambules étaient rares. Certains êtres, qui ne pouvaient exister que dans l’ombre, examinaient prudemment les alentours, s’assuraient que la nuit était profonde, puis retiraient leur masque, dévoilaient leur nature monstrueuse et leurs désirs malsains, et s’abandonnaient dans ces sous-sols privés de lumière.
Y aurait-il eu alors une paire d'yeux observant d'en haut, capables de voir au-delà des parterres de fleurs, d'entrevoir tout depuis ce point de vue presque prédestiné ?
Couvert d’un mélange de sueur et de chair de poule, Tao Ran se précipita au bureau du comité du bâtiment 8 et plaqua sa carte professionnelle sur la table.
—
« Pourriez-vous vérifier pour moi qui est le propriétaire de
l’appartement 201, unité 3 ? Est-ce qu’il a changé de mains ces
dernières années ? »
— « Le 201 ? » L’employée feuilleta les registres. « Non, toujours le propriétaire d’origine. »
Tao Ran reprit son souffle.
— « Nom de famille Xu ? »
—
« Pas Xu. Sun. Un couple de personnes âgées. » Elle se tourna vers la
gestionnaire de l’immeuble. « C’est bien ça, Zhao-jie ? »
— « Oui ! Ils sont âgés, ils ont une fille, la quarantaine je crois. »
La femme d’âge moyen versa un verre d’eau à Tao Ran. Il la remercia, un peu déçu. Dans le couloir, il avait eu l’impression, sortie de nulle part, que quelque chose se trouvait derrière le mur du 201. Il s’était visiblement laissé emporter par ses nerfs.
Il s’apprêtait à partir lorsque la femme ajouta :
— « Leur fille est très compétente, installée à l’étranger. Il y a quelques années, elle a emmené ses parents vivre avec elle. À l’époque, le vieil homme m’a dit qu’ils comptaient vendre l’appartement avant de partir. Finalement… je ne sais pas ce qui s’est passé. Peut-être qu’ils n’ont pas trouvé d’acheteur. En tout cas, la propriété n’a jamais été transférée. Enfin, il est possible qu’il ait été loué. Les charges d’eau et d’électricité ont toujours été payées… »
À ce moment, Zhao-jie sembla se rappeler quelque chose et s’interrompit. Elle échangea un regard embarrassé avec sa collègue.
Tao Ran se figea.
— « Dajie2 vous savez qui est le locataire ? »
Zhao-jie laissa échapper un rire forcé, son regard fuyant.
— « Je ne sais pas. Je ne les ai jamais croisés. Maintenant chacun règle ses propres factures, les propriétaires ne passent nous voir qu’en cas de problème. »
Les yeux de Tao Ran glissèrent vers l’affiche au mur : « Éliminer les risques de sécurité, réprimer les locations surpeuplées ».
Il demanda délibérément :
— « Attendez… vous n’auriez pas ici des locations illégales subdivisées3, par hasard ? »
Les visages des deux employées changèrent en même temps.
— « Non, non ! » se hâta de dire Zhao-jie. « Cette famille n’a pas eu beaucoup de chance, les locataires changent souvent, mais ce n’est pas une location illégale, absolument pas… »
Tao Ran se leva d’un bond.
— « Donnez-moi les clés ! »
Certaines sociétés de gestion immobilière fermaient les yeux sur des subdivisions illégales. Mais les allées et venues au 201 étaient-elles vraiment liées à une simple location clandestine ?
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Pendant ce temps, Luo Wenzhou avait terminé de fouiller sans rien trouver. Il se tourna, impuissant, vers Fei Du.
— « Président Fei, il vous arrive aussi d’être peu fiable. »
Appuyé contre le mur d’urnes sans la moindre superstition, le jeune homme répondit :
— « Pourquoi ne pas vérifier le dernier endroit avant de décider si je suis fiable ou non ? »
Ce disant, il prit la boîte contenant les cendres de Su Xiaolan. Elle était enveloppée de deux couches de soie. Comme s’il déshabillait une amante, ses doigts glissèrent doucement dessus ; la soie se défit docilement, révélant la boîte carrée en bois à l’intérieur.
Je ne sais pas si c'est par ce que j'étais dans un sale état, mais je réalise que les chapitres de lundi sont mauvais. Faudra que j'arrange ça rapidement. Je suis désolée.
Sinon, ne pas chercher Wenzhou quand il est frustré à cause d'un vilain chaton renard allumeur et qu'il doit la jouer cool....
- Chanson des Cinq Anneaux (五环之歌, Wǔhuán zhī Gē) :Un phénomène culturel chinois contemporain. Il s'agit d'une chanson humoristique devenue virale à partir de 2011, popularisée par le comédien et acteur Yue Yunpeng. La chanson emprunte sa mélodie à une chanson célèbre des années 1980, la Chanson de la pivoine
(牡丹之歌, Mǔdān zhī Gē). Sur cette base, Yue Yunpeng a ajouté des paroles
absurdes et comiques qu'il interprétait initialement dans ses sketches
de xiangsheng (相声, comédie dialoguée) Derrière l'humour absurde
se cache une réalité sociale bien concrète : les embouteillages
monstres, l'expansion urbaine dévorante et les difficultés quotidiennes
des habitants de Pékin. La chanson est devenue un hymne officieux, une
forme de dérision populaire face aux défis urbains.
- Dajie (大姐) : L'équivalent féminin de Dàgē.
- Locations illégales subdivisées : Un phénomène bien réel et problématique en Chine : les locations surpeuplées illégales, désignées par le terme 群租房 (qúnzūfáng) . Une location surpeuplée illégale désigne un logement dont la structure a été modifiée (par division en plusieurs petites pièces) pour être louée à de multiples occupants, bien au-delà de sa capacité initiale. Concrètement, il s'agit de transformer un appartement standard en une multitude de chambres minuscules, louées séparément à bas prix.
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Je ne les ai pas trouvé mauvais du tout les chapitres de lundi 🤔 bon courage en tout vas 💪
RépondreSupprimerJe cette gamine m'intrigue beaucoup quand même, j'ai envie de umlii arracher la tête aussi. Puis quel est le lien avec l'autre (sorry j'ai plus son nom)