Silent Reading : Chapitre 59 - Macbeth I

 

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@_carmily



 

 

 

Avant même que Luo Wenzhou ait le temps de réagir, Lang Qiao, qui marchait derrière lui, inspira brusquement.

Ces dernières semaines, elle repensait souvent à l’air mystérieux de Fei Du le jour où il était parti. Chaque matin et chaque soir sur le trajet du travail, son imagination galopait. Elle avait déjà enchaîné mentalement des étiquettes comme « possession forcée » et « amour sadomasochiste », se projetant dans un feuilleton érotique palpitant ; seulement, la pression au boulot avait été telle qu’elle n’avait pas eu le temps de divulguer le moindre « spoiler » à l’un des protagonistes principaux : Luo Wenzhou.

Une averse d’automne était passée quelques jours plus tôt. Surprise par l’apparition soudaine de Fei Du, la camarade Lang Qiao mit le pied dans une flaque à l’entrée, manqua de s’étaler de tout son long, battit des bras et s’agrippa au mur pour ne pas tomber.

Entendant le vacarme, Luo Wenzhou se retourna. D’abord, ce maudit gay se moqua ouvertement de sa posture. Puis il ajouta :

— « Pourquoi tu mets des talons au boulot ? À moins de regarder vers le bas, personne ne peut te voir. On sait tous que t’es petite. »

Lang Qiao, offusquée, leva les yeux au ciel, redressa son talon avec difficulté et ravala fermement l’avertissement qu’elle était sur le point de lui lancer.

« Eh bien, tant pis pour lui. »

Auparavant, Fei Du travaillait le jour et s'amusait la nuit. Il passait parfois embêter Tao Ran, généralement pour lui offrir un nouveau jouet hors de prix. Il ne traînait pas au Commissariat Central sans raison. Luo Wenzhou s'était souvent inquiété pour lui, du moins quand il était petit ; depuis qu'il était devenu un véritable vaurien, sans le moindre angle mort, il n'y avait plus lieu de s'inquiéter.

La ville ne s’arrêtait jamais ; chacun courait et peinait, la circulation et la marée humaine vous séparaient. Il n'était pas rare que des amis ordinaires ne se voient pas pendant quelques mois. Mais à peine plus d'un mois après la dernière visite du Président Fei à la brigade criminelle pour « apporter son soutien », Luo Wenzhou ressentit soudain une étrange impression, comme s'il ne l'avait pas vu depuis une éternité.

La voiture de Fei Du était toujours aussi tape-à-l’œil, mais lui semblait s’être conformé davantage aux normes.

Il ne portait pas de lunettes. Un écouteur pendait négligemment à son oreille. Sa chemise en coton était, pour une fois, boutonnée jusqu'en dessous du premier bouton du col, et, fait rarissime, il portait un jean. Ses cheveux rejetés en arrière dévoilaient un front clair et élégant.

C'était comme si quelque chose avait purifié son âme. Plus aucune trace de cette aura de lettré décadent. Au premier regard, il ressemblait à un étudiant en arts un peu rebelle, mais pas hors des clous.

Les mains dans les poches, Luo Wenzhou s’approcha nonchalamment en pestant intérieurement contre lui-même.

Il existe mille formes de beauté masculine. Ses goûts étaient assez larges. Il pouvait apprécier l’esthétique occidentale, débordante d’hormones et de force ; il pouvait aussi admirer l’élégance traditionnelle, claire comme la lune, douce comme le jade…

Tant qu’on ne lui infligeait pas le comportement insupportable de Fei Du, il ne rejetait personne.

Le Président Fei appartenait à la catégorie la plus pénible : un cobra sous forme humaine. Impeccablement soigné, il était impossible de savoir s'il disait la vérité ou s'il jouait la comédie. Son regard embrassait le monde à une telle hauteur que s'approcher de lui pouvait inspirer une légère phobie.1 Il dégageait une aura intrusive si forte et intense que pour ne pas être manipulé, il fallait être constamment sur ses gardes. L’apprécier ? Rien que d’y penser, Luo Wenzhou avait mal au crâne.

Mais le style qui l'attirait au premier regard, c’était le genre épuré et direct, un peu singulier ; avec un physique agréable en prime, cela touchait directement son point faible — exactement comme Fei Du en cet instant.

Ce dernier était encore jeune, après tout. Lorsqu’il rétractait ses crocs venimeux, il pouvait afficher une vitalité débordante, apportant une touche réelle à son personnage.

Luo Wenzhou fit signe au novice agent de la circulation du service voisin de circuler. Il tapota le toit de la voiture de Fei Du et désigna l’immeuble en face.

— « À droite, il y a un centre commercial. Le parking le plus proche est là-bas. Sauf circonstances spéciales, les voitures civiles ne peuvent pas se garer n’importe comment devant le Commissariat Central. Il faut un permis. »

Fei Du lui adressa un sourire limpide.

— « Comment on obtient un permis de stationnement ? »
— « On n’en distribue ni en gros ni au détail. D’abord, il faut faire partie du personnel du Commissariat Central. Sinon, il faut être membre de la famille d’un employé. » Sans ciller, Luo Wenzhou baissa les yeux pour soulager ses rétines agressées. « Tu ouvres la bouche et tu veux un permis ? T’as le statut pour ça, Président Fei ? À peine ton plâtre retiré, tu recommences à faire des tours en ville. Qu’est-ce que tu viens faire ici ? »

Au lieu de répondre, Fei Du demanda :

— « Tu n’as pas pris ta voiture aujourd’hui ? »
— « Je l’ai prêtée à un collègue pour un rendez-vous. »

Fei Du plissa les yeux et ouvrit la portière.

— « Parfait. Tu montes ? »

Le mouvement souleva une légère brise. À sa surprise, Luo Wenzhou constata que Fei Du n’avait pas mis de parfum aujourd’hui ; il sentait simplement la lessive et une lotion après-rasage. Une odeur claire, propre, comme un vent d’automne lavé par la pluie.

Ce farceur le faisait forcément exprès.

L’esprit de Luo Wenzhou sonnait l’alarme, mais ses membres se rebellèrent contre son cerveau et montèrent dans la voiture de leur propre initiative.

Fei Du referma la portière avec élégance et contournait déjà le capot lorsqu’il aperçut un « pauvre type » au cartable élimé sortir précipitamment du commissariat en regardant autour de lui.

Fei Du suspendit son geste et l’appela :

— « Ge. »
— « Hé ! » Tao Ran passa une main dans ses cheveux et s’approcha. Son sens de l’observation était approximatif ; il ne remarqua rien d’inhabituel dans la tenue de Fei Du. « Quelle bande ! Ils ont compris qu’on ne faisait pas d’heures sup aujourd’hui et, le temps que j’aille aux toilettes, ils ont tous disparu. Il ne reste que l’agent de service. Qu’est-ce que tu fais ici ? »
— « Je passais pour quelque chose. »
— « Ah, d’accord. » Tao Ran ne chercha même pas à savoir quoi. « Justement, j’allais t’appeler. Chang Ning dit que les parents de Chenchen veulent inviter tout le monde à dîner. Tu viendras ? »

Fei Du laissa échapper un long :

— « Oh… »
— « Quoi ? » demanda Tao Ran.
— « On va chez Chenchen. Le moment venu, on s’occupe de distraire les parents, de détourner leur attention, toi, tu aides Chang Ning-jie à ranger et à préparer à manger. » Fei Du s’était adossé nonchalamment au toit de la voiture. « Ou alors tu les encourages à sortir une bouteille, tu verses un peu à tout le monde, et tu laisses Chang Ning raccompagner chacun pendant que tu conduis. Le mieux, ce serait que nous, les cinquièmes roues, on disparaisse dès qu’on franchit la porte. Ensuite, tu peux l’emmener prendre l’air du soir, voir un film, ce genre de choses. »

Tao Ran n’avait pas réfléchi si loin. Avec la description éclair de Fei Du pour lui baliser la route, tout son être s’illumina. Il en resta presque sans voix, planté là avec un sourire béat.

À ce moment précis, la vitre côté passager s’abaissa. Luo Wenzhou passa la tête, l’air agacé.

— « Ça suffit, j’ai compris le programme du dîner. Je transmettrai aux camarades demain. Tu pourrais éviter de torturer les célibataires au bord de la route ? Un peu de tenue ! »

Tao Ran n’était pas préparé à le voir dans la voiture de Fei Du. Il sursauta comme si on lui avait posé une main glacée dans le dos. Tel un somnambule, se demandant s’il avait les idées claires, il regarda les deux hommes, passant de l’un à l’autre, trois fois d’affilée. Il lâcha un vague « oh », se frotta les yeux et s’éloigna docilement.

Ce ne fut qu’au bout d’une bonne cinquantaine de mètres que le cerveau du vice-capitaine Tao réagit enfin, comme frappé par un éclair.

« Attends… C’était bien Luo Wenzhou, dans la voiture de Fei Du ? »

Luo Wenzhou, homme, intéressé par les hommes.
Fei Du, homme, intéressé par… les êtres humains !

Tao Ran se retourna si brusquement que sa nuque protesta bruyamment. La petite sportive qui était garée là avait déjà filé dans le flot de circulation. Plus aucune trace.

— « Hallucination », conclut-il solennellement en hochant la tête, avant de repartir d’un pas raide.

Dans la voiture, Luo Wenzhou dirigea d'un air morne, comme s'il faisait simplement du stop pour rentrer chez lui.

— « Tourne à gauche au prochain carrefour. Ils refont la chaussée, ça ne passe pas tout droit. »

Il avait déjà demandé une fois pourquoi Fei Du était venu ; le petit con, jouant la carte du mystère, n'avait pas répondu. Il n’avait pas insisté, se contentant d’attendre la suite avec un calme olympien.

Mais le jeune homme le conduisit jusqu’à chez lui sans prononcer la moindre absurdité.

— « On est arrivés. »

Luo Wenzhou resta figé.

… C’est tout ? Et ensuite ?

— « Oui, vraiment. Je passais par là, je me suis dit que je pouvais te déposer. » Fei Du capta très finement la confusion dans son regard. Un sourire typiquement fei-duesque flotta au coin de ses lèvres.

À cet instant, l’image du « jeune homme solaire » qu’il avait entretenue tout le trajet s’évapora. Sous le vernis restait la même formule, la même saveur familière. Il baissa la voix et se pencha vers l’oreille de Luo Wenzhou.

— « Ou alors… tu espérais que j’aie d’autres intentions, Capitaine Luo ? »

C’était là une des manœuvres classiques du playboy : tantôt distant, tantôt proche, il tâtait le terrain sans franchir la ligne rouge, sans donner d’explication, lançant un appât énigmatique avant de disparaître. Quiconque, piqué par la curiosité, se lançait à sa poursuite pour en savoir plus, avançait à son rythme.

Luo Wenzhou connaissait parfaitement ces techniques ; même si, pour la première fois, on les utilisait contre lui. Il était incapable de porter un jugement ou de poser une question. La brusque montée et la douce descente de cette provocation avaient lâché une ménagerie sauvage dans sa poitrine. Il ne savait plus s'il devait rire ou pleurer.

D’un souffle, il refoula les griffes qui lui labouraient l’estomac et choisit la résistance.

Il ouvrit simplement la portière, tapota la carrosserie.

— « Belle voiture. Dommage qu’on ne puisse pas la pousser en ville. Merci. À plus. »

Puis il descendit très naturellement, comme si rien ne s’était produit, et rentra nourrir son chat sans se retourner.

Fei Du resta au volant, le regard fixé sur son dos jusqu’à ce qu’il disparaisse dans l’immeuble. Alors seulement, il démarra lentement.

— « Je t’en prie. À demain », murmura-t-il pour lui-même.

Le lendemain, le Capitaine Luo reprit son ancien métier de livreur de petit-déjeuner et fit irruption au bureau en fanfaronnant. À peine la porte ouverte, il aperçut plusieurs collègues en train de déplacer des bureaux.

— « Qu’est-ce qui se passe ? »

Tao Ran passa la tête.

— « Le Directeur Ceng vient d’annoncer qu’on a un nouveau collègue. On lui prépare une place. »
— « Ah, oui, avec tout ce boulot, j’avais oublié. J’ai reçu l’ordre de mutation. Il arrive aujourd’hui ? » Luo Wenzhou posa le petit-déjeuner sur la table, invitant tout le monde à se servir. « C’est le Petit Binoclard du sous-bureau du Marché aux Fleurs. Pendant l’enquête sur Wang Hongliang, il a été suspendu et placé sous investigation, puis blanchi. Il est vif d’esprit et il bosse bien, alors j’ai demandé son transfert. »

Tao Ran ouvrit de grands yeux.

— « Xiao Haiyang ? »

Avant que Luo Wenzhou ne réponde, quelqu’un passa la tête par la porte.

— « Capitaine Luo, le Directeur Ceng vous demande ! »

Luo Wenzhou répondit d’un signe, attrapa son tofu soyeux à emporter, y planta une paille épaisse comme un doigt, mélangea deux fois et but en marchant.

Arrivé devant le bureau, il avait déjà tout fini. Pour économiser quelques pas, il visa la poubelle du couloir à deux mètres, le gobelet décrivant une courbe parfaite et tombant dans le panier. Il n’avait pas encore eu le temps de savourer son exploit que la porte d’à côté s’ouvrit.

Ceng Guangling ajusta ses lunettes et le fixa froidement.

— « C’est vraiment dommage que vous ne soyez pas plutôt allé en NBA. »

Le Directeur Ceng avait été médecin légiste. L’ancien Directeur Zhang, séduit par son professionnalisme, l’avait propulsé à un poste administratif, l’abreuvant de tâches diverses : présider des réunions, rédiger des documents officiels, gérer les ressources humaines… À force, il rêvait de démissionner chaque matin et devenait toujours plus glacial.

À son arrivée au Central de Yancheng, Luo Wenzhou avait souvent accompagné Ceng Guangling sur les scènes de crime. De tempérament strict, ce dernier ne supportait pas le jeune fauteur de troubles qu’il était à l’époque. Ses remontrances quotidiennes avaient fini par forger un visage impénétrable au capitaine.

Totalement imperturbable, Luo Wenzhou entra donc avec un large sourire.

— « C’est vrai. Si je ne gagne pas déjà dix millions de dollars par an en NBA, c’est uniquement par amour du peuple. On devrait chanter mes louanges. J’ai entendu dire qu’un vieil ami… »

Il s’interrompit net.

Il y avait deux personnes dans le bureau.

La première était bien Xiao Haiyang, qui se leva aussitôt, adoptant la posture de circonstance.

— « Capitaine Luo. »

La seconde, en revanche, n’avait rien de très protocolaire.

— « Un vieil ami, en effet. » Le regard de Fei Du glissa d'abord de la poitrine de Luo Wenzhou à ses genoux ; après avoir savouré le spectacle, il reprit la phrase avec un sourire. « J'ai justement dîné chez le Capitaine Luo le mois dernier. »

Ceng Guangling, vétéran du Commissariat Central, avait vu Luo Wenzhou passer de gosse gâté ignorant à chef de la brigade criminelle. Sans rien dire, il connaissait quelques détails agaçants de sa vie privée. En entendant Fei Du, il se méprit immédiatement et lança à son subordonné un regard assassin.

— « Puisque tout le monde se connaît, inutile de s’étendre. L’an dernier, le Central et l’université de sécurité publique de Yancheng ont prévu un projet de recherche conjoint. Lao Zhang en est à l’origine. L’idée est de confronter théorie et pratique. L’affaire récente d’enlèvements et de meurtres sur vingt ans a, par exemple, une grande valeur pour des recherches. L’université a déjà créé un groupe spécial. Xiao Fei est notre interlocuteur. » Après avoir annoncé tout ça d’un coup, il marqua à peine une pause. « Wenzhou a l’air peu fiable, mais il sait séparer vie privée et travail, n’est-ce pas ? »

Luo Wenzhou resta muet.

Quel groupe de recherche digne de ce nom choisirait ce genre d’énergumène comme contact ? Tous les autres doctorants étaient morts ?

— « Xiao Xiao, tu viens d’arriver, commence par faire connaissance. L’équipe criminelle compte beaucoup de jeunes, tu t’intégreras vite. Fei Du…»

Fei Du décroisa les jambes et, sous le regard douloureux de Luo Wenzhou, lança d’une voix douce et inoffensive :

— « Professeur Ceng. »
— « Allons, inutile d'être si poli. » Ceng Guangling semblait visiblement flatté par cette formule de politesse et une ombre de sourire fit fondre la banquise sur son visage. Sa voix gagna quelques degrés. « J’ai enseigné deux ans. On peut dire que je suis ton dashixiong2. Lao-Pan3 m’a appelé. Si tu as besoin de quoi que ce soit, viens me voir. Mon bureau est ouvert. »

S’ensuivit, pour le pauvre capitaine de la brigade criminelle, un entretien en tête-à-tête où le Directeur Ceng laissa dériver son imagination vers des galaxies lointaines, mettant en doute, de manière totalement déraisonnable, l’intégrité personnelle de Luo Wenzhou. Puis ce dernier fut ensuite traîné dans le bureau du Directeur Lu pour une réunion de sensibilisation politique concernant ce lamentable projet de recherche.

Lorsqu’il regagna enfin, les épaules lourdes, la brigade criminelle, il eut l’impression d’entrer dans un lieu inconnu.

Ce n’était plus le bureau qu’il connaissait.

 

 

 

 

Tao Ran est tellement pas prêt 😂

Wenzhou, tu craques de plus en plus... 👀 Mais tu as raison, résiste encore !


 

 

 

  1. Son regard embrassait le monde (...) : La phrase d’origine que je trouvais peu claire et pas jolie en français est “il avait tant d'yeux braqués sur le monde que s'en approcher pouvait vous donner un léger sentiment de trypophobie.” Si vous trouvez que mon choix est mauvais, n’hésitez pas à me le faire savoir. Pour info, la trypophobie est la phobie des trous. Cette peur se porte sur les textures qui présentent une succession de trous (nid d'abeilles, fleur de lotus...)

  2. Dà shīxiōng (大师兄) : Dans les arts martiaux, les académies ou tout groupe de disciples partageant un même maître, le dà shīxiōng est le disciple le plus ancien, celui qui est arrivé le premier. À ce titre, il occupe une position particulière. Par extension, le terme peut désigner dans la vie quotidienne : Le collègue plus ancien dans un même métier ou une même formation. Le camarade de promotion arrivé avant vous dans une école ou une université. Parfois, simplement un aîné bienveillant dans un groupe informel. La relation au dà shīxiōng est souvent teintée de respect, mais aussi de camaraderie et parfois d'une certaine crainte mêlée d'affection. Il n'est pas un supérieur hiérarchique froid comme un patron, mais une figure d'autorité qui reste néanmoins un « frère » ; proche, accessible, mais indéniablement au-dessus.

  3. Lao-Pan : Il fait référence à Pan Yunteng (le mari de sa psy)

 

 

 

 


 

 

 

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