Silent Reading : Chapitre 69 - Macbeth XI

 

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Dong Qian habitait dans la résidence de la Courbe des Vagues.

C’était un lotissement très récent. Il y a quelques années, tout n’était encore que ruelles étroites et humides ; plus tard, l’endroit avait été reconstruit pour devenir l’un des biens les plus prisés de la grande ville. La famille de Dong Qian, d’abord expulsée, avait été relogée dans une maison neuve, lumineuse et propre.

Toutes les demeures construites ces dernières années étaient très modernes, avec « chauffage au sol », « climatisation centrale », « systèmes de nouvelle génération » ; il semblait que les termes à consonance occidentale étaient devenus la marque distinctive des résidences récentes. Une nouvelle génération de la classe moyenne urbaine, soucieuse de sa qualité de vie, voulait un quartier agréable, calme, avec services et commodités. Les anciens habitants avaient signé leurs contrats de relogement dans le brouillard, trouvant refuge aux limites de cette « qualité de vie », comme s’ils avaient eux aussi été intégrés au flot de la « métropole de qualité ».

Bien sûr, seuls ceux qui vivaient ici savaient que l’apparence extérieure était trompeuse.

Une épaisse séparation hermétique existait entre les logements commerciaux et ceux des anciens résidents relogés. D’un côté, du ciment nu ; de l’autre, un paysage artificiel raffiné, séparant des maisons semblables par classes sociales.

Lorsque Xiao Haiyang et son collègue quittèrent la maison de Dong Qian, ils trouvèrent leur voiture de police encerclée par un petit attroupement.

— « Cette voiture est là depuis ce matin », disait un vieil homme promenant son chien. « Je l’ai vue en achetant le petit-déjeuner. Je ne sais pas pourquoi ils enquêtent depuis si longtemps. »
— « Vous ne savez pas qu’un assassin habite là ? L’adresse qu’ils ont trouvée en ligne, c’est cette maison. » Un jeune étudiant montra son téléphone au vieil homme, qui plissa les yeux, à la fois perplexe et impressionné par la rapidité des informations. « Hé, ce sont deux policiers ? »

Avant que Xiao Haiyang n’ouvre la portière, il fut presque noyé sous le bavardage de la foule.

— « Monsieur le policier, j’ai entendu dire que l’assassin vit ici. Vous êtes venus à cause de ça ? »

D’abord, Xiao Haiyang se figea. Puis il secoua la tête à plusieurs reprises.

— « Non, ne faites pas de suppositions. Merci de vous écarter. »

Le jeune étudiant, curieux, demanda :

— « Il y a vraiment un fils illégitime ? »

À peine les mots avaient-ils franchi ses lèvres qu’une femme élégamment vêtue le tira par derrière.

— « Arrête de poser ce genre de questions inutiles. Si tu continues à t’amuser sur Internet, je te confisquerai ton téléphone. » Puis se tournant, elle demanda : « Officier, celui qui a percuté la voiture est-il mort ou non ? L’avez-vous arrêté ? Habiter à côté d’un assassin, vous savez… »

Xiao Haiyang suspendit sa main sur la portière. Puis il fit semblant de n’avoir rien entendu et baissa la tête pour entrer dans la voiture sans un mot.

— « Hé, pourquoi partez-vous ? Ce n’est pas une façon de répondre ! C’est une question qui concerne la sécurité publique ! »

Un homme dans une voiture garée à proximité grogna :

— « Je vous l’avais dit, il ne fallait pas acheter une maison si proche des gens relogés. Vous n’avez aucune idée de qui vit à côté… »

Xiao Haiyang ne laissa pas son collègue fermer la portière avant d’accélérer. Il quitta le parking du lotissement comme s’il était poursuivi. Dès qu’il sortit par le portail principal, un minibus arborant le logo d’un média leur barra la route.

Le collègue, vif, le poussa rapidement du coude.

— « Passe par les ruelles. Ne provoque pas d’ennuis. »

Xiao Haiyang braqua le volant, s’engageant dans les rues sinueuses, apercevant du coin de l’œil quelques personnes portant des appareils photo qui descendaient du minibus et couraient quelques pas derrière eux. Voyant qu’ils ne pouvaient pas les rattraper, ils abandonnèrent et prirent quelques clichés de la voiture de police s’éloignant.

Le collègue se retourna, nerveux, vérifiant qu’il n’y avait pas de complications, puis se détendit enfin.

— « Les rumeurs circulent vraiment vite. Je te le dis, Haiyang, ce n’est plus comme avant. Quand tu rencontres ce genre de situation en enquêtant, souviens-toi de faire attention à ce que tu dis, et si tu ne peux pas, respire profondément et cours. S’il n’y a pas de communiqué officiel, on ne peut rien dire de trop. C’est la discipline. Sinon, je pense que le patron te passerait un savon. »

Xiao Haiyang hocha la tête, un peu maladroitement. Après un moment, il demanda brusquement :

— « Dong Xiaoqing pourra-t-elle continuer à vivre ici ? »

Le collègue répondit d’abord par un incertain « oui », puis se ravisa et fit un geste détaché.

— « Ce sera désagréable un moment, mais après un temps, ça ira. Tout le monde est occupé. Qui se souvient longtemps des affaires des autres ? Dans un mois ou deux, plus personne ne se rappellera. »

Le cœur lourd, Xiao Haiyang acquiesça. Sa conduite n’était en rien tapageuse, elle était même prudente à l’excès. Il vit un feu s’éclairer au loin et freina doucement. La vieille voiture de service s’arrêta si lentement et en douceur que les occupants à l’intérieur ressentirent à peine le mouvement.

— « Mais elle, elle n’oubliera sûrement jamais », murmura-t-il.

Le collègue le regarda, surpris.

— « Si au final nous n’avons toujours pas de preuves claires pour déterminer si Dong Qian est un assassin ou un innocent, cette affaire restera pour elle une épine dans le cœur. Au début, quand on la questionnera ou on la soupçonnera, elle se défendra avec acharnement, refusant de croire, quelles que soient les circonstances, que son père ait pu être un assassin. Mais cette affaire sera comme une écharde, remontant de temps en temps, comme la boîte de Schrödinger.1 »

Le collègue ne s’attendait pas à ce que Xiao Haiyang exprime soudain tant de sentiments. Il le fixa et demanda :

— « Schrödinger ? Ce n’est pas un chat ? »
— « Une boîte avec un chat dedans. » Xiao Haiyang fixa le feu de signalisation, ses lunettes glissant un peu, les montures masquant ses paupières, lui donnant un air morose. « Chaque jour où tu ne l’ouvres pas est un jour où tu ignores si le chat est encore en vie, et la boîte presse ton cœur pour toujours, te laissant incapable de penser à autre chose. Chaque soir, tu tournes en rond autour. Chaque jour, tu doutes… Ce genre de blessure ne guérit jamais. »

Les conversations ordinaires des gens étaient soit futiles, soit professionnelles. Dans la culture orientale, parler de sentiments à des personnes peu proches semblait inhabituel, presque embarrassant, comme si l’on s’adressait intimement à des quasi-étrangers. Le collègue balbutia un moment, ne sachant quoi répondre à ce discours décousu. Il se contenta d’un rire sec. Xiao Haiyang, lui, semblait plongé dans son monde, insensible à l’embarras de son collègue et n’attendant aucune réponse. Après avoir exprimé ce qu’il avait à dire, il se tut et se perdit dans d’autres pensées.

Dans la résidence de la Courbe des Vagues, Dong Xiaoqing était seule dans son salon, tenant son téléphone. À côté d’elle, une chaîne locale diffusait en boucle les informations sensationnelles sur le clan Zhou. De temps à autre, le nom du chauffeur responsable, « l’individu Dong », apparaissait dans un coin discret de l’écran. Trois tasses de thé froid sur la table basse témoignaient de la récente présence d’invités.

La voix au téléphone était très douce. C’était le responsable des ressources humaines.

— « Écoute, Xiao-Dong, tu as vraiment traversé beaucoup de choses à la maison ces derniers temps. Même si c’est la période la plus chargée, tout le monde compatit. J’ai demandé au patron ce qu’on pouvait faire, et les supérieurs pensent que tu devrais te reposer un peu, prendre soin de toi et ne pas te tracasser pour le travail… Si tu rencontres un problème, tu peux toujours le dire à la société, et si nous pouvons y remédier, nous ferons tout notre possible. D’accord ? »

C’était une manière délicate de la laisser licencier. Dong Xiaoqing le comprit. Ne voulant pas créer de scène, elle força sa voix à rester stable.

— « Très bien, Manager Wang. Merci de vous être donné tant de peine. »
— « Oh, ce n’est rien, vraiment. » La personne au bout du fil se détendit après avoir réussi à la rassurer. Sa voix se fit encore plus douce, tenant compte de sa sensibilité. « Dans ces circonstances, je ne peux pas faire grand-chose, mais j’ai soumis un rapport au patron pour demander un trimestre de salaire supplémentaire et un complément pour toi… »

Les coups incessants à la porte se faisaient entendre.

— « Mademoiselle Dong, êtes-vous chez vous ? Nous sommes là pour les nouvelles du soir, nous aimerions vous poser quelques questions. »

— « …te les donner en une seule fois. Même si ce n'est pas grand-chose, c'est toujours mieux que rien. Si tu as besoin d'une lettre de recommandation à l'avenir, n'hésite pas à venir me voir. »

— « Mademoiselle Dong ? C'est étrange, j'entends des voix… Bonjour, il y a quelqu'un ? »

Dong Xiaoqing inspira profondément et se tint la tête.

Ces bruits assourdissants étaient comme une eau furieuse, déferlant en continu. Ils n’étaient ni forcément bienveillants, ni malveillants, mais la personne prise dans leur courant, incapable de se débattre, de respirer, comprenait ce que c’était que de se noyer. Et lorsqu’on se noie, on ne peut se plaindre d’une goutte d’eau en particulier.

Alors à qui pourrait-on demander des comptes quand ce genre de choses arrive ?

Personne n’avait jamais pu apporter d’explication.

Dong Xiaoqing ne savait pas comment elle avait réussi à terminer l'appel. Elle était devenue un cadavre ambulant agissant mécaniquement.

Après un long moment, elle finit par revenir à elle.

Les gens à la porte étaient enfin partis, elle avait retiré la batterie de son téléphone et l’émission de variétés quotidienne avait repris, loin des nouvelles sensationnalistes. Recroquevillée, engourdie, son regard vague était fixé sur un morceau de papier sous une tasse de thé, sur lequel était écrit un numéro de téléphone ; le policier aux lunettes l’avait laissé, lui disant d’appeler à tout moment si elle se souvenait de quelque indice ou rencontrait une difficulté.

« Hypocrite », pensa Dong Xiaoqing, le visage impassible.

La sonnette retentit de nouveau avec fracas.

Dong Xiaoqing sursauta. Une colère indescriptible la traversa et elle se leva rapidement, attrapant un verre sur la table et renversant la moitié de l’eau sur le canapé. La personne à la porte tapa à nouveau, marmonnant « il n’y a personne » pour lui-même. Puis on entendit le grincement habituel, et le livreur glissa un colis dans le petit compartiment de l’entrée avant de repartir.

Dong Xiaoqing pressa hâtivement quelques serviettes sur le canapé pour absorber l’eau, hésita un instant, puis regarda par le judas. Voyant qu’il n’y avait personne dehors, elle ouvrit la porte juste assez pour récupérer le colis comme un voleur. Il n’était pas lourd et soigneusement emballé.

Mais elle n’avait rien commandé, alors qui pouvait lui envoyer quelque chose à un pareil moment ?

Examinant avec suspicion le bordereau de livraison, elle se figea instantanément. Il venait de la société de fret où travaillait son père de son vivant.

L’expéditeur et le destinataire étaient tous deux Dong Qian.

Une fois les doutes sur la mort de Zhou Junmao émis, tous les biens personnels du chauffeur à son domicile et sur son lieu de travail avaient été fouillés par la police, sauf ce paquet qui avait mis deux ou trois jours à arriver via la « très lente livraison express chinoise ».

Dong Xiaoqing déchira impatiemment le colis à mains nues. La première chose qui en tomba fut la photo commémorative en noir et blanc d’une femme. La même trônait dans son salon ; c’était sa mère, morte lorsqu’elle était petite. Puis apparurent des images horribles de la scène d’un accident de voiture et le certificat de décès délivré après l’échec des secours à l’hôpital. Il y avait une coupure de journal collée au certificat de décès, une histoire liée à l'accident de voiture dans lequel la mère de Dong Xiaoqing était morte

Elle pensa d'abord que c'étaient des reliques que son père avait conservées et s'apprêtait à les ignorer quand son regard balaya par inadvertance quelques phrases du vieux journal. Ce fut comme si un seau d'eau froide lui avait été jeté en plein visage ; instantanément, elle sortit de son état confus.

Le personnage principal de l’article n’était pas la femme morte innocemment, mais un entrepreneur assez célèbre de l’époque. L’homme avait été percuté par un camion et sa berline, perdant le contrôle, s’était retrouvée sur la voie d’en face, entraînant un van au passage et provoquant un carambolage. Il était mort sur le coup, tout comme le conducteur du camion, tandis que Dong Qian et sa femme qui se trouvaient dans le van, avaient été transportés à l’hôpital ; l’épouse, grièvement blessée, était décédé malgré les efforts pour la sauver.

Dong Xiaoqing secoua tout le contenu du paquet avec impatience : à l’intérieur se trouvait un schéma incompréhensible de trajets de véhicules, quelques dessins à la main miméographiés2, la photocopie d’une facture énorme, plusieurs photos rapprochées de plaques d’immatriculation et une pile de renseignements personnels sur des inconnus.

Et l’un d’eux était Zhou Junmao !

Une photo était collée derrière le profil biographique de Zhou Junmao : celle de la Bentley dans laquelle l’homme âgé se trouvait lors de l’accident.

Le cœur de Dong Xiaoqing fit un bond, et ses mains commencèrent à trembler. Elle vit une enveloppe sous la pile de documents, « Xiao-Qing » écrit de travers sur le dessus. C'était l'écriture négligée, un peu maladroite et enfantine de Dong Qian !

Quelques jours avaient passé depuis l’enlèvement de Zhou Huaijin, et non seulement l’enthousiasme ne s’était pas calmé, mais il avait encore grandi. Toutes les photos et tous articles relatifs à la participation de Zhou Huaijin à des conférences dans sa jeunesse ressurgissaient, et même l’autre fondateur mystérieux du clan Zhou, disparu depuis des décennies, était à nouveau évoqué.

— « Ce type s’appelait Zhou Yahou… Mon Dieu, il était plutôt beau » Lang Qiao arpentait le bureau. « Il était moitié chinois, moitié américain, avec un héritage chinois légèrement plus important, et avait épousé une femme d'origine chinoise, une immigrée de seconde génération issue d'une famille riche. Il a quitté une école célèbre pour se lancer dans les affaires. Zhou Junmao n’était à l’époque qu’un laquais, et ne parlons même pas de Zheng Kaifeng, qui venait tout juste de quitter le pays illégalement et jouait les voyous. »

Tao Ran leva les yeux, surpris.

— « Zheng Kaifeng a quitté le pays illégalement ? »
— « Il s’est enfui dans son adolescence », répondit Lang Qiao. « Il a passé quelques années à travailler pour un passeur, puis a réussi à s'associer avec Zhou Junmao et s'est procuré une identité légale. Quand on compare ce qu’il a été à ce qu’il est devenu, on se dit que les hauts et les bas de la vie humaine sont vraiment difficiles à prévoir. »

Quelqu’un à côté protesta :

— « Qiaoqiao, arrête de tourner comme ça, j’ai le tournis. »
— « J’ai faim, camarade ! » hurla-t-elle. « Notre gardien du zoo a dix minutes de retard. Mon estomac se digère lui-même ! »

Elle venait de parler quand l’odeur du jianbing3 flotta depuis le couloir. Lang Qiao bondit vers la porte en deux pas, comme une citoyenne d’un territoire occupé voyant l’armée libératrice. Avec une émotion profonde, elle s'écria :

— « Patron ! »

Luo Wenzhou la contourna.

— « Calme-toi. »
— « Des enfants affamés n’ont pas besoin de se calmer. » Elle attrapa précipitamment la nourriture des mains de son capitaine. « Hé, pourquoi en as-tu acheté autant de sortes aujourd’hui ? »

Luo Wenzhou ne répondit pas, pensant : « Qui sait ce que cette menace va encore refuser de manger ? »

C’était vendredi, jour où Fei Du devait de nouveau se présenter au commissariat. Il avait prévu le petit-déjeuner comme d’habitude, mais à la dernière minute, se souvenant de cette complication, il était allé acheter autre chose, se retrouvant par accident en retard.

Faisant semblant de rien, il entra dans son bureau, vit le bureau vide de Fei Du et, d’un air solennel, adopta immédiatement un regard sévère.

— « N’ai-je pas insisté sur la discipline ? Qu’est-ce que c’est que ça maintenant ? Tao Ran, appelle-le et vois pourquoi il n’est pas encore là. Où est-ce qu'il traîne encore ? »

Tao Ran garda un silence embarrassé.

Luo Wenzhou remarqua tardivement que les expressions de tous étaient très étranges.

— « Pourquoi vous me regardez comme ça ? »

Clignant de l'œil et gesticulant, Lang Qiao montra la veste sur le siège de Fei Du. Baissant délibérément la voix à un niveau que tout le monde pouvait entendre, elle dit :

— « Il est arrivé il y a une demi-heure et est allé au bureau du Chef Lu. »

Tao Ran ajouta lentement :

— « Ah, oui, le Directeur Lu a justement appelé le bureau pour te chercher. J’ai répondu, et il a juré en demandant : ‘Y a-t-il un moyen d’améliorer l’attitude laxiste de Luo Wenzhou ?’ »

Ce jour-là, toute l’équipe mangea le petit-déjeuner acheté par le Capitaine Luo, tout en se moquant de lui à l’unisson.

 

 

 

 

Pauvre Wenzhou qui pense à son capricieux chaton, mais finit injustement engueulé par le Boss !

Sinon, l’histoire se complique encore…

 

 

 

  1. La boîte de Schrödinger : La boîte de Schrödinger est une expérience de pensée imaginée en 1935 par le physicien autrichien Erwin Schrödinger, l'un des pères de la mécanique quantique. Un chat est enfermé dans une boîte d'acier avec un dispositif contenant une substance radioactive, un compteur Geiger et un flacon de poison. Si un atome se désintègre (phénomène aléatoire), le compteur déclenche la brisure du flacon, et le chat meurt. Si aucun atome ne se désintègre, le chat survit. Tant que la boîte reste fermée, personne ne sait si le chat est mort ou vivant. Selon la mécanique quantique, le chat est alors dans un état superposition : à la fois mort et vivant. Ce n'est qu'en ouvrant la boîte que l'état du chat se fixe définitivement. L'expression est devenue une métaphore pour désigner toute situation où plusieurs états contradictoires coexistent tant qu'on n'a pas vérifié. On l'emploie pour parler de quelque chose dont l'issue est incertaine, qui peut être aussi bien une chose que son contraire, et que seule la révélation finale tranchera.

  2. Mimeographiés : Le terme « mimeographiés » renvoie à un procédé de reproduction de documents aujourd'hui disparu, mais qui fut largement utilisé au XXe siècle, notamment en Chine. Le miméographe (ou duplicateur à alcool) est une machine qui reproduit des documents en utilisant un stencil (pochoir) et de l'encre. On tapait ou écrivait sur une feuille spéciale qui créait un pochoir, qu'on fixait ensuite sur un tambour. L'encre traversait les parties découpées pour imprimer les copies sur du papier. Avant l'arrivée des photocopieurs dans les années 1970-1980 en Occident, et plus tardivement en Chine, le miméographe était le principal moyen de reproduire des documents en petite quantité ; pour les écoles, les administrations, les mouvements politiques, etc.

  3. Jianbing (煎饼) : Le jianbing est l'une des spécialités de rue les plus emblématiques de Chine, souvent considérée comme le « petit-déjeuner national » Il s'agit d'une crêpe salée préparée à la commande sur une plaque chauffante. La pâte, à base de farine de blé et de céréales, est étalée très finement, puis recouverte d'un œuf, de coriandre, d'oignons verts, de pâte de sésame, de sauce piquante, et agrémentée d'une galette frite croustillante (薄脆, báocuì) ou d'un bâtonnet de pâte frite (油条, yóutiáo). Le tout est plié et servi chaud.L'histoire du jianbing remonterait à 2 000 ans, à l'époque des Trois Royaumes. Selon la légende, le célèbre stratège Zhuge Liang aurait inventé ce plat pour nourrir ses soldats après qu'ils eurent perdu leurs woks : il fit étaler de la pâte sur leurs boucliers chauffés au feu.

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

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