Silent Reading : Chapitre 84 - Macbeth XXVI

 

Retour au sommaire    


 

 

 

 

Tao Ran se tenait à l’angle du couloir de l’hôpital, immobile, fixant le vide et bloquant le passage. Quand des membres du personnel médical poussant un brancard lui lancèrent avec impatience :

— « Pardon, laissez passer ! »

Il se plaqua contre le mur comme s’il sortait d’un rêve.

— « …Allô ? T’es toujours là ? »

Perdu dans ses pensées, Tao Ran n’avait pas entendu ce que Lang Qiao venait de dire. Il baissa précipitamment la tête et se gratta le nez.

— « Oui, je suis là. Quoi d’autre ? »

Lang Qiao baissa la voix.

— « Ces derniers temps, il y a d’abord eu la mort de Zhou Junmao dans ce pays, puis l’enlèvement de Zhou Huaijin et l’agression au couteau de Zhou Huaixin, et maintenant Zheng Kaifeng et Yang Bo ont été tués dans une explosion… Ce ne sont pas des gens ordinaires, il faut te préparer. Le Directeur Lu a appris la nouvelle et est revenu en toute hâte. Il n’avait même pas encore eu le temps de s’asseoir qu’un coup de fil l’a rappelé ailleurs. »

Tao Ran fronça les sourcils.

— « Qu’est-ce que tu veux dire ? »

Lang Qiao soupira.

— « Je vais te le dire franchement. Le clan Zhou a beaucoup investi dans le pays ces dernières années, et ses soutiens à l’étranger sont encore plus solides. Depuis que nous avons commencé à enquêter sur leur entreprise ici, ces gens cherchent par tous les moyens à nous mettre des bâtons dans les roues. Maintenant ils font tout un scandale à cause de la mort de Zheng Kaifeng et de l’arrestation inexpliquée de Zhou Huaijin et Hu Zhenyu. Les médias étrangers diffusent déjà des informations disant que tout cela est un complot interne contre le clan Zhou. Nous venons de recevoir un avis urgent demandant au patron de remettre un rapport écrit détaillant tout ce qui s’est passé aujourd’hui et de rédiger une autocritique. Avant la fin de l’enquête interne, la personne responsable sera temporairement suspendue de ses fonctions. »

Tao Ran s’adossa contre le mur blanc écaillé de l’hôpital, sans se soucier de la poussière qui se collait dans son dos. Il resta silencieux une seconde.

— « Je n’ai pas bien entendu, Xiao-Qiao. Répète. »

Lang Qiao n’osa pas et la langue de Tao Ran fit trois fois le tour de sa bouche ; il sentit clairement chacune de ses dents de sagesse. Avec un effort presque surhumain, il réussit à ne pas crier. Tout à l’heure, il était couvert de sueur après avoir couru dans tous les sens, glacé jusqu’aux os par l’angoisse, mais maintenant, tandis que la brise fraîche de la nuit d’automne faisait baisser la température de son corps, ses organes semblaient plongés dans une marmite bouillante. La colère en ébullition enflammait chaque goutte de sang dans ses veines. Il inspira profondément plusieurs fois, sans parvenir à compenser l’oxygène brûlé par cette combustion intérieure.

— « Qu’a dit le Directeur Lu ? »
— « Le Directeur Lu ne peut rien faire », répondit Lang Qiao. « Ce qui s’est passé aujourd’hui est trop grave et l’impression laissée est trop mauvaise. Maintenant on voit de tout, théories du complot, gens qui soupçonnent que notre façon de traiter les affaires n’est pas régulière, que nous sommes incompétents. Tu sais qu’il y a déjà eu l’affaire Wang Hongliang, et tout le monde reste obsédé par ça. Beaucoup pensent que la police n’est plus digne de confiance… »

Le bien ne franchit pas la porte ; le mal, lui, voyage mille li1.

Se jeter seul dans un réseau de trafiquants de drogue pour obtenir des preuves cruciales, diriger efficacement le sauvetage d’un bus rempli d’enfants kidnappés, passer la nuit à rechercher des indices pour rouvrir une grande affaire non résolue depuis plus de vingt ans, tout cela était considéré comme normal, simplement faire son travail. Inutile d’en parler. Mais qu’une seule chose tourne mal, et tout le monde paniquait, pointait du doigt ; soudain chacun semblait doté d’yeux perçants capables de voir à travers l’uniforme et la peau jusqu’au mot « complot » gravé dans chaque recoin de vos os. Tout le monde exigeait des explications. Si on ne trouvait pas le principal coupable dans une affaire choquante, alors il fallait quelqu’un à blâmer.

— « Ce n’est rien », dit Tao Ran.

Peut-être parce qu’il parlait à Lang Qiao et qu’un homme garde toujours un peu plus de retenue face à une jeune femme, il parvint finalement à contrôler ses paroles.

— « Ce n’est rien, Xiao-Qiao. Pas besoin de t’inquiéter. Traite ça comme un rapport de routine. J’écrirai le compte rendu et l’autocritique quand je rentrerai. Ne dérange pas le Capitaine Luo, de toute façon, pour lui, suspendu ou pas, ça ne change pas grand-chose pour l’instant. Tu ne vas pas demander à un handicapé de revenir faire des heures supplémentaires ? Ça lui évitera même de poser un congé. »

Lang Qiao demanda :

— « Alors maintenant… ? »
— « Maintenant, vous continuez tous ce que vous avez à faire. Ne cessez pas d’enquêter sur Zheng Kaifeng, continuez à creuser, peu importe les obstacles. Il est mort, il ne peut plus faire de vagues, non ? Deuxièmement, travaillez à partir de Zhou Huaijin et Hu Zhenyu. Zhou Huaijin veut coopérer avec nous, et Hu Zhenyu est le véritable dirigeant du siège du clan Zhou à Yancheng. Même s’ils n’ont pas de preuves décisives, ils en savent au moins plus que nous. Si nécessaire, demandez à Zhou Huaijin de publier une déclaration. Après tout, il est l’héritier légitime du clan Zhou. Troisièmement… troisièmement… »

Tao Ran s’interrompit. Les jointures de la main tenant son téléphone blanchirent ; les veines se dressèrent sur le dos de sa main. Il essaya plusieurs fois, incapable de prononcer le troisième point. Comment pouvait-il dire : nous avons un traître parmi nous, il faut mener une enquête approfondie ?

Et comment enquêter ?

Convoquer chacun séparément dans la « petite pièce noire », les interroger comme des criminels, promettre la clémence à ceux qui avouent et la sévérité à ceux qui nient ?

La tempête extérieure ne suffisait-elle pas ? Fallait-il encore y ajouter des luttes internes ?

À qui pouvait-il en parler ?

En qui pouvait-il encore avoir confiance ?

— « Adjoint Tao, c’est quoi le troisième point ? »
— « Je… je n’y ai pas encore réfléchi », répondit-il avec difficulté. « Laisse-moi d’abord mettre de l’ordre dans mes idées. »

Elle fut trompée par sa voix calme et assurée.

Juste avant de raccrocher, Tao Ran lui rappela encore :

— « Ne dérange pas le Capitaine Luo. Tout le reste va bien, vraiment. Ne t’inquiète pas. »

Rien qu’à entendre sa voix, on pouvait presque imaginer son sourire habituel et chaleureux, elle ne se douta de rien.

— « D’accord. »

Lang Qiao raccrocha.

Une respiration restait coincée dans la poitrine de Tao Ran, incapable de monter ou de descendre. Dès que la tonalité de fin retentit dans le téléphone, la dernière parcelle de calme qu’il avait péniblement rassemblée disparut sans laisser de trace. Il aurait voulu bondir sur place et piétiner le sol jusqu’à y creuser un cratère, hurler à pleine voix :

Que vos ancêtres aillent se faire foutre !

Tous ceux qui passaient près de lui accéléraient instinctivement le pas après avoir vu son expression, comme s’ils craignaient qu’un parent endeuillé ne sorte soudain un couteau. Deux agents de sécurité en patrouille le surveillaient déjà avec vigilance.

Tao Ran leva soudain son téléphone et le pointa vers le mur en face de lui, prêt à l’écraser, mais au moment où il allait le lâcher, il se rappela l’état misérable de son compte bancaire. Il avait payé son prêt immobilier ce mois-ci, et l’argent restant ne suffirait même pas à acheter un téléphone correct. Il devait encore contacter ses collègues, résumer l’évolution de la situation, rédiger un rapport pour les supérieurs, il ne pouvait pas se permettre d’être injoignable. Alors il rattrapa précipitamment le téléphone avant qu’il ne tombe en martyr.

Il n’y avait vraiment aucun exutoire.

Il ne put que démonter la coque en plastique du téléphone et l’utiliser comme bouc émissaire, réduisant cet objet innocent en morceaux.

À ce moment-là, une voix féminine qui semblait toujours sourire dit :

— « Hé, Xiao-Tao, qui t’a mis dans un tel état ? »

Trois personnes venaient de sortir de l’ascenseur de l’autre côté du couloir. L’une d’elles, un jeune homme, marchait quelques pas derrière en portant des affaires. Les deux autres formaient un couple d’âge mûr. L’homme était très grand ; à part son expression grave et réservée, il ressemblait simplement à une version d’âge moyen de Luo Wenzhou. La femme portait une robe à manches longues et affichait un sourire éclatant, il était difficile de deviner son âge. Tao Ran les avait déjà vus plusieurs fois, c’étaient les parents de son capitaine.

Il resta un instant interdit, puis se redressa instinctivement.

— « Bonjour, ma tante. Bonjour, mon oncle. »

La mère de Luo Wenzhou, Mu Xiaoqing, prit une pomme dans le panier de fruits que portait l’aide et la donna à Tao Ran, lui ébouriffant distraitement les cheveux.

— « Regarde-moi ce Xiao-Tao en colère. »

Tao Ran ne savait pas s’il devait rire ou pleurer.

— « Le Capitaine Luo est par là-bas. »

Luo Cheng lui adressa un bref signe de tête très réservé, puis regarda dans cette direction. Les mains derrière le dos, il fit quelques pas vers son fils. Arrivé devant le blessé, le vieil homme ne dit rien. Il bloqua la lumière et toussa lourdement. Luo Wenzhou leva ses yeux rougies et échangea un regard avec son père, puis il ramassa la béquille qu’il avait laissée tomber, s’appuya dessus pour se relever et se décala avec discipline pour lui laisser la place.

Luo Cheng n’attendit pas qu’on l’invite. Il releva tranquillement le bas de son pantalon et s’assit sans le moindre scrupule à la place du blessé, dominant le monde d’un air imposant, occupant la misérable chaise d’hôpital comme s’il siégeait sur le Trône de Fer.

Puis, examinant l’apparence actuelle de Luo Wenzhou, il déclara :

— « Avec un sac en lambeaux à la main, tu pourrais aller mendier dans le métro. »

Le visage de son fils resta impassible.

Luo Cheng ajouta :

— « Et en plus tu as pleuré ? Ce n’est qu’une suspension et une autocritique à écrire. C’est si terrible que ça ? »

Tao Ran faillit s’étouffer.

Il avait pourtant donné l’ordre strict de garder cela secret.

Même si on ne peut pas cacher un feu sous du papier, au moins il ne fallait pas déranger Luo Wenzhou maintenant. Il ne s’attendait vraiment pas à ce que son propre père vienne déchirer ce papier sur-le-champ !

Son capitaine tourna la tête vers lui et Tao Ran évita précipitamment son regard, prêt à s’éclipser.

— « Euh… discutez entre vous, je vais prendre un appel. »
— « Attends ! »

Tao Ran s’arrêta net et le regarda avec un embarras extrême. Luo Wenzhou ferma les yeux, se taisant dans l’odeur épaisse des médicaments. Ses oreilles bourdonnaient encore, rejouant sans cesse l’énorme explosion. Il avait même des hallucinations auditives, comme si la porte devant lui, celle qui interdisait l’accès au personnel non autorisé, allait s’ouvrir d’un moment à l’autre pour prononcer le verdict sur la vie de quelqu’un.

— « Wenzhou… » dit Tao Ran.
— « Retourne voir l’oncle Lu », dit soudain Luo Wenzhou en l’interrompant. « Dis-lui de traiter cette affaire avec la plus grande rigueur. Le plus sévèrement possible. Pendant que je suis suspendu et sous enquête, qu’on lance une inspection interne complète dans la brigade criminelle. Personne ne sort. Tous ceux qui sont concernés remettent leurs moyens de communication et se préparent à faire une déposition. »

Tao Ran resta figé un instant, puis comprit immédiatement.

C’était l’occasion parfaite pour attraper la taupe !

À ce moment-là, Luo Cheng reprit la parole :

— « Même si c’était le Président des États-Unis qui commettait un meurtre sur notre territoire, nous aurions quand même le droit d’enquêter. Nous accueillons volontiers ceux qui viennent investir de l’argent et construire des infrastructures. Que tout le monde gagne de l’argent et se développe ensemble, c’est le mieux. Mais pour le reste, les choses doivent être traitées comme il se doit. Yancheng s’est développée à un point tel que certains veulent profiter de notre élan. Mais à quelle époque vivons-nous ? Nous n’avons pas besoin de flatter de prétendus dieux de la richesse aux intentions douteuses. Voilà mes paroles, Xiao-Tao. Merci de les transmettre à votre Directeur Lu avec le reste. »

Le poids que Tao Ran portait dans la poitrine retomba enfin et il se tourna, prêt à partir. À cet instant, la porte de l’unité de soins intensifs s’ouvrit de nouveau. La béquille de Luo Wenzhou glissa, il vacilla et faillit tomber avec elle. La coinçant simplement sous son bras, il s’apprêtait déjà à avancer en sautant sur une jambe et craignant qu’il n’aggrave sa commotion, Tao Ran le retint à la hâte et se précipita lui-même en avant.

— « Infirmière ! »

L’infirmière retira son masque et baissa les yeux vers la feuille qu’elle tenait.

— « Nous avions besoin de faire signer un avis pour le patient qui vient d’arriver, alors nous l’avons imprimé. Mais sa condition s’est un peu stabilisée maintenant. Regardez. Si vous ne voulez pas signer, ce n’est pas grave. »

Tao Ran demanda précipitamment :

— « Alors… Comment va-t-il maintenant ? »
— « La période la plus dangereuse n’est pas encore passée, je ne peux rien garantir », répondit l’infirmière. « Mais les choses semblent évoluer dans la bonne direction. Il est jeune, après tout. Nous verrons pour l’avis… Ah, vous avec la béquille, qu’est-ce que vous faites ? Vous êtes aussi hospitalisé ici ? Pourquoi n’êtes-vous pas dans votre chambre à cette heure ? »

Tao Ran répondit :

— « On y va, on y va. Il était inquiet, parce que le patient à l’intérieur est… »
— « C’est mon compagnon », dit Luo Wenzhou.

L’infirmière resta silencieuse. Tao Ran se mordit la langue, manquant d’en arracher un morceau. Le sang lui monta aux yeux ; la douleur était si vive qu’il faillit en pleurer.

— « Alors… je peux rester ici encore un moment ? » demanda Luo Wenzhou.

Peut-être stupéfaite ou peut-être simplement très habituée aux choses du monde, l'infirmière répondit seulement :

— « Oh. »

Puis elle s’éloigna.

Tao Ran, Mu Xiaoqing et Luo Cheng, six yeux à eux trois, fixèrent Luo Wenzhou comme six projecteurs, mais il ignora totalement ces spectateurs sans importance et ne prit même pas la peine d’expliquer qu’il s’était un peu avancé et que “il sera mon compagnon” était plus approprié à la situation actuelle.

Vacillant jusqu’à la poubelle dans le coin, il se pencha et vomit.

La série de mesures de sauvetage était rapide et méthodique. Elle ne changeait en rien selon la volonté faible ou forte du patient.

Pendant quelques secondes, sous la stimulation intense, Fei Du revint brièvement à lui. Arraché à ses cauchemars sans fin, il entendit confusément les appareils médicaux produire des sons qui montaient et descendaient comme des vagues. Ces rythmes changèrent étrangement de forme dans ses oreilles, se transformant en une mélodie familière.

La villa lugubre. Le regard de la femme. Les fleurs fanées. Les décharges électriques destinées à le discipliner… Toutes ses expériences se transformèrent en contours, remplis par cette chanson qu’il avait écoutée en boucle des centaines de milliers de fois.

La voix frénétique et hystérique de la femme perça soudain le chaos dans ses oreilles :

— « Tu ne peux pas céder ! Tu ne peux pas te soumettre ! Qu’est-ce que je t’ai donné à lire ? L'homme peut être détruit, mais pas vaincu2. Fei Du ! Fei Du ! »

 

 

 

 

 

 


Laissez-le rester près de son chéri 😭

Courage Tao Ran, je sais que tu as beaucoup à gérer. 

J'aime les parents de Wenzhou, sinon.

 

 

 

 

  1. Le bien ne franchit pas la porte ; le mal, lui, voyage mille li : Cette phrase est un proverbe chinois classique, profondément ancré dans la culture et la sagesse populaires. Le proverbe original : 好事不出门,坏事传千里 (hǎoshì bù chūmén, huàishì chuán qiān lǐ) Traduction littérale : « Les bonnes choses ne sortent pas de la porte ; les mauvaises choses se répandent sur mille li. » La première occurrence écrite de ce proverbe se trouve dans un poème de la dynastie des Song du Nord (960-1127) , mais l'idée est plus ancienne. Elle reflète une constante de la nature humaine : on parle davantage des mauvaises nouvelles que des bonnes, la médisance voyage plus vite que l'éloge.

  2. L'homme peut être détruit, mais pas vaincu : Cette phrase est une citation célèbre du roman Le Vieil Homme et la Mer (The Old Man and the Sea) d'Ernest Hemingway, publié en 1952. Le vieux pêcheur Santiago, après des jours de lutte acharnée contre un gigantesque marlin, voit sa proie dévorée par les requins. Il ne ramène au port que le squelette du poisson. Pourtant, rentré chez lui, épuisé mais intact dans sa dignité, il prononce ces mots. Hemingway distingue ainsi deux formes de défaite : celle des circonstances extérieures (à laquelle nul n'échappe) et celle de l'esprit (qui relève du choix intérieur). Santiago est « détruit » : il a perdu sa prise, il est épuisé, ridicule aux yeux des autres pêcheurs. Mais il n'est pas « vaincu » : il a mené son combat jusqu'au bout, il n'a jamais renoncé, et sa fierté reste intacte. Détruit = subir la défaite matérielle, physique, économique, perdre ce que l'on possède, être brisé dans son corps ou sa fortune. Vaincu = perdre son courage, sa volonté, sa dignité, son humanité. La citation résume une éthique héroïque typiquement hemingwayenne, celle de l'« homme qui encaisse », qui affronte un destin hostile sans jamais abdiquer. Elle célèbre non pas la victoire au sens conventionnel, mais la résistance, la ténacité, la fidélité à soi-même face à l'adversité.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Vous pouvez me retrouver sur : Instagram - TikTokWattpad  - AO3 -Tumbler

 

Retour au sommaire 

 

 

Commentaires

  1. "Est", "sera" quelle différence hein? Aucune 🤭 Bon prochain chapitre je veux un Fei Du réveillé svp

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Top Edge : Chapitre 10 - Il faudra payer pour continuer à mater

Bienvenue sur Danmei Traduction FR

Top Ege : Chapitre 1 - Révéil étrange