Silent Reading : Chapitre 93 - Verhovensky IV

 

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@meripyon


 

 

 

Quand il était sorti le matin, le soleil brillait, le ciel si limpide qu’on aurait dit qu’il s’étendait sur des milliers de kilomètres. Mais vers le soir, des nuages surgirent de nulle part et, comme pour provoquer, lâchèrent une averse de neige.

Se servant de son vélo comme d’un chasse-neige, Luo Wenzhou le faisait glisser au sol en marchant. Alors qu’il approchait des grilles du Commissariat Central, Tao Ran arriva en courant derrière lui et accrocha à son guidon une boîte joliment emballée.

— « Tu es parti si vite, t’es pressé de rentrer cuisiner ? Ma mère m’a envoyé de la viande séchée, du pur produit écolo, des cochons nourris au bio. J’en ai distribué au bureau, voilà ta part. »

Avant que Luo Wenzhou n’ait le temps de dire merci, il vit son ami poser la main sur la boîte et tapoter rapidement trois fois dessus avec son index.

Dès que le froid s’était installé, Tao Ran avait commencé à porter une doudoune aussi épaisse qu’une carapace de tortue ; on ne voyait plus que ses yeux. Quand il leva les siens vers lui, il n’y trouva aucun sourire et comprit aussitôt que cette « spécialité locale » ne contenait pas uniquement de la viande séchée. Il marqua une pause, puis le remercia comme si de rien n’était, pesant la boîte dans ses mains.

— « Dès que je vois de la viande séchée, je sais que l’hiver est là. Pourquoi c’est si lourd ? Elle t’en a envoyé combien ? »
— « Beaucoup », répondit Tao Ran. « J’en ai même apporté une boîte à shiniang hier. »

Luo Wenzhou se figea net. Les trois coups sur la boîte signifiaient qu’elle contenait autre chose et avec ces mots, son adjoint indiquait que cela venait de la veuve de Yang Zhengfeng.

Ils échangèrent un regard silencieux.

La seule chose que shiniang pouvait avoir donnée, c’était quelque chose laissé par leur mentor.

Avec prudence, Luo Wenzhou dit :

— « Shiniang n’aime pas nous voir, et ce n’est même pas une fête. Elle ne t’a pas jeté dehors quand tu es allé la déranger ? »

Lao Yang était mort depuis trois ans. Si elle avait quelque chose, pourquoi le remettre seulement maintenant ?

Tao Ran hésita, une émotion indescriptible passant dans son regard.

Le vent nocturne chargé de neige était glacial, tranchant. Il semblait traverser la chair pour atteindre les poumons. Les banderoles rouges accrochées à l’entrée du Commissariat Central depuis la fête nationale n’avaient pas été retirées ; elles claquaient dans la neige, d’un rouge si vif qu’elles semblaient percer le crépuscule.

Luo Wenzhou se redressa brusquement, une mauvaise intuition lui serrant le cœur.

— « Shiniang… Elle est allée à l’hôpital le mois dernier », expliqua Tao Ran à voix basse, les yeux fuyant dans la pénombre. « Ils ont découvert un lymphome. »

Luo Wenzhou resta stupéfait.

— « Quoi ? »
— « Stade avancé », continua son ami, la voix étranglée comme si le vent d’hiver lui coupait la gorge. « Elle n’a… plus beaucoup de temps. »
— « Je vais aller la voir. » Après un instant figé, Luo Wenzhou se retourna brusquement, enfourcha son vélo et appuya sur les pédales. « Et l’enfant ? Elle n’a pas encore terminé ses études… »

Tao Ran attrapa son coude et secoua la tête.

— « Il est trop tard aujourd’hui. Rentre. Ne dérange pas son repos. » Il tapota à nouveau la boîte emballée. « Et puis, tout le monde ne t’apprécie pas au premier regard. Elle ne sera pas forcément contente de te voir. Rentre manger correctement. Moi, j’y vais. Roule prudemment. »
— « Tao Ran ! » Luo Wenzhou souffla une buée blanche en l’interpellant. « Elle est tombée malade à cause de Lao Yang ? C’est parce qu’il est mort et qu’elle est restée déprimée ? »

Son adjoint lui fit un signe de la main sans se retourner.

Il n’y avait pas de réponse à donner. Quelle qu’en soit la cause, le résultat ne changerait pas. À ce stade, il était trop tard pour dire quoi que ce soit. Peut-être que c’était le destin. Qu’on ait du talent, des capacités, ou même des pouvoirs extraordinaires, qu’on possède fortune ou influence, rien de tout cela ne comptait.

La boîte accrochée au guidon pesait réellement lourd, tirant la roue avant de Luo Wenzhou vers le bas. Il avançait face au vent, avec difficulté. Ce matin, les deux roues de son vélo semblaient magiques, faites de vent et de feu, mais ce soir, elles n’étaient plus que des cercles de métal déformés. Traversant la rue, il jeta un coup d’œil sur la droite en passant devant le parking du centre commercial et soudain, levant instinctivement la tête, réalisa que la voiture qu’il venait de dépasser lui paraissait familière. Freinant brusquement en posant les pieds au sol, il tourna la tête et se retrouva face à sa propre voiture.

La tête couverte de neige et de givre, il écarquilla les yeux et échangea un regard abasourdi avec elle. Le moteur tournait encore, émettant un bourdonnement sourd ; les flocons tournoyaient dans la lumière chaude des phares. Fei Du était venu le chercher ? Le cœur lourd de Luo Wenzhou sembla soudain se soulever, comme porté par un rail magnétique, flottant dans sa poitrine. Il se concentra, puis s’approcha nonchalamment de la vitre, se penchant pour frapper… Et sa surprise se transforma aussitôt en effroi.

Il ne savait pas depuis combien de temps Fei Du attendait. Il était recroquevillé sur le siège conducteur, profondément endormi. Le chauffage était manifestement poussé au maximum, et, craignant le froid, il avait fermé hermétiquement portes et fenêtres !

Une bouffée glaciale envahit la poitrine de Luo Wenzhou, comme si ses poumons allaient éclater. Il frappa plusieurs fois contre la vitre.

— « Fei Du ! Fei Du ! »

Alors qu’il s’apprêtait à forcer la portière, le jeune homme se réveilla enfin.

Il bougea d’un air confus, comme s’il avait oublié où il se trouvait, puis remarqua le bruit à côté de lui.

Se frottant les yeux, il déverrouilla la portière.

— « Tu es desc… »

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que Luo Wenzhou l’attrapa par le col et le tira dehors, hurlant à son oreille :

— « Tu veux mourir ou t’as vraiment aucun putain de bon sens ? ! »

Fei Du trébucha. Arraché brusquement à l’habitacle chaud comme le printemps pour être jeté dans l’air glacé de l’hiver, il frissonna et se réveilla complètement, comprenant aussitôt ce qu’il avait fait.

Il n’avait pas cherché à s’asphyxier1. Descendu marcher un peu en attendant Luo Wenzhou, mais n’ayant pas supporté le froid, il était remonté dans la voiture pour se réchauffer un instant, mais n’avait pas prévu que son passage à l’hôpital l’ait autant affaibli ; avant même que le sang ne revienne complètement dans ses membres, il s’était endormi par inadvertance.

Fei Du faisait rarement ce genre d’erreur stupide devant les autres. Il en était franchement contrarié.

— « En fait, je… »
— « Allez, bouge ! Rentre là-dedans ! »

Furieux, Luo Wenzhou ne voulait rien entendre. Il le poussa sans ménagement sur le siège passager, fit le tour et monta dans la voiture, démarrant en trombe et quittant la place comme une tornade, laissant derrière lui une traînée d’échappement de dix mètres.

Puis il se souvint de quelque chose, jura, ressortit, ramena le vélo et la boîte de viande, et les fourra dans le coffre.

Il claqua la portière avec fracas et rentra chez lui à toute allure.

À son âge, Fei Du n’avait que rarement eu affaire à quelqu’un lui hurlant dessus de cette façon. Ses oreilles bourdonnaient encore du cri de Luo Wenzhou, et il n’avait pas totalement repris ses esprits, un peu comme Yiguo après avoir renversé et brisé un bol en porcelaine.

Après un moment à fixer le vide, il finit par se ressaisir. Pour masquer son embarras, il afficha un sourire un peu trop lisse, posa une main sur sa tête et l’autre, sans aucune gêne, sur la cuisse du conducteur.

— « Shixiong, tu t’inquiètes tant que ça pour moi ? »

Luo Wenzhou n’avait aucune envie de jouer à ça. Il repoussa sa main.

— « Dégage. »

Le Président Fei, invincible, changea immédiatement de stratégie, adoucissant sa voix :

— « J’avais juste trop froid, je suis monté me réchauffer un peu. Je ne comptais pas rester longtemps. Je… je reposais juste mes yeux. »
— « Tu reposais aussi tes oreilles ? » rétorqua froidement le capitaine.

Fei Du ne put que se taire, ses tentatives provoquant une contre-réaction.

Luo Wenzhou s'était remis de sa peur initiale, presque accablante et, comme si on avait appuyé sur un bouton, il prit une profonde inspiration et déchaîna sur lui une longue et explosive réprimande. Il tenait naturellement de son père cette capacité supérieure à improviser des sermons et des engueulades. Commençant par énumérer toutes les choses honteuses que Fei Du avait jamais faites, il en vint à lui reprocher d'avoir complètement oublié les recommandations du médecin, d'être sorti on ne sait où faire je ne sais quoi dès le matin, cherchant à se rendre malade. Et finalement, il posa une question plutôt cinglante en réponse à sa maigre explication.

— « Tu as froid ? Si tu as froid, pourquoi tu ne mets pas des sous-vêtements longs ?! »

Cette question rendit Fei Du muet. Il ne put qu' écouter la leçon tout le long du chemin du retour, sans tenter d'ajouter un mot. Mais voyant qu’après être rentré avec la boîte de viande séchée dans une main et le vélo bringuebalant sous l'autre bras, Luo Wenzhou ne montrait toujours aucun signe d'apaisement, il l'embrassa soudainement, le couvrant de baisers comme une attaque surprise, prononçant cette fois les paroles appropriées.

— « Shixiong, j'ai eu tort. »

Luo Wenzhou garda le visage aussi sévère que possible, mais sa voix se détendit irrésistiblement.

— « Ne me fais pas ce numéro. »

Fei Du baissa légèrement la tête, enfouissant son visage contre son cou. Il réfléchit, puis dit :

— « Est-ce que je peux me faire pardonner avec mon corps ? »

Luo Wenzhou savait qu'on ne pouvait rien attendre de bon de la bouche d'un vaurien. Il lui donna une petite tape dans le bas du dos, puis lui tendit le vélo :

— « Tu peux le ranger à la cave. Fais un peu d'exercice avant de manger, tu as l'air d'en avoir besoin. »

Fei Du sut s'arrêter à temps. Il prit le guidon et poussa le grand vélo rustique jusqu'à la cave.

Il y avait un miroir en pied sur le meuble du palier et, en remontant, levant distraitement les yeux, il constata qu'il y avait un sourire plutôt indistinct au coin de ses lèvres ; la chaîne du vélo venait d'être graissée, le bas de son pantalon impeccablement repassé était tâché. Il s'arrêta, comme s'il ne comprenait pas pourquoi il souriait.

Luo Wenzhou le pressa depuis la cuisine :

— « Ne reste pas là à attendre de manger, viens m'aider. Tu sais laver les légumes ? »

L'ancien directeur général tout-puissant, réduit à l'état de porteur et de larbin laveur de légumes, se gratta le nez.

— « … non. »
— « Tu n'es bon à rien ! Aussi utile que Luo Yiguo… Ah, petits garnements ! »

Le chat qui léchait innocemment ses pattes, ne sachant pas comment il avait fini par être traîné dans cette histoire, fut hors de lui. Il sauta du haut du réfrigérateur, atterrit avec une précision parfaite sur le dessus du pied de Luo Wenzhou, piétina furieusement, puis prit ses jambes à son cou et détala.

Dans la nuit d'hiver, sous le givre qui se transformait en fleurs, la ville s'embrasait de lumières…

…et il existait aussi des recoins insoupçonnés où s'étendaient des ombres inimaginables…

La fille se cachait à l'intérieur d'une poubelle, les pieds dans quelque chose de gluant, l'odeur âcre lui agressant constamment les narines. Elle tremblait, recroquevillée en boule, se mordant le poignet. Dans l'obscurité, elle entendait la respiration rauque d'un homme non loin, et le bruit sourd d'une lame tranchante coupant l'os.

Elle avait quinze ans et était aussi grande qu'une adulte. Peut-être qu'elle aurait dû agir comme telle et pousser le couvercle de la poubelle pour sortir l'affronter.

Ils étaient deux au début. Deux contre un, ils auraient peut-être eu une chance. Mais elle était trop lâche. Elle n'osait jamais faire face, n'osait pas résister du tout ; elle se cachait toujours par instinct.

Soudain, les pas lourds et lents se firent à nouveau entendre, se rapprochant inexorablement. Son trembla à leur rythme. Prise de panique, elle se sentit complètement paralysée.

Ils s'arrêtèrent soudain, s'immobilisant à l'extérieur de la poubelle.

À quelle distance l’homme se trouvait-il ? Un mètre ? Un demi-mètre ? Ou… trente centimètres ?

L’adolescente retint son souffle. Séparée par une fine couche de plastique d'un tueur fou, il lui semblait déjà sentir l’odeur du sang.

Soudain, on frappa doucement sur la poubelle.

Un coup sourd.

Les nerfs tendus de la fille s'effondrèrent instantanément. Elle frissonna violemment, la fermeture éclair métallique de sa veste heurtant le bord de la poubelle en plastique. Un étrange rire doux retentit dans l'obscurité. D'une voix rauque, un homme fredonna une chanson au ton atrocement faux :

— « Petit lapin, sois sage, ouvre la porte2… »

Elle poussa un cri déchirant. À moins de deux mètres de sa cachette gisait le cadavre d'un garçon. Ses yeux avaient été fracassés, et tous ses membres avaient été coupés ; ils reposaient en rangée bien ordonnée à côté de lui.

Le torse était recouvert de la veste de l'uniforme du collège Yufen.

Il était dix heures et demie du soir.

Luo Wenzhou enferma tout ce qui contenait de la caféine dans la maison, maintint la tête de Fei Du et lui donna un verre de lait à boire, le forçant à aller dormir.

— « Il est dix heures et demie. » Fei Du regarda sa montre, raillant ce régime de personne âgée. « On oublie la vie nocturne, la vie sociale n'a même pas encore vraiment commencé. Shixiong, on peut discuter… »

Luo Wenzhou refusa toute négociation, le rejetant d'une seule phrase :

— « Tais-toi. Couche-toi et dors. »

Fei Du trouva cette dictature éhontée très déraisonnable. Il s'apprêtait à protester, mais le voyant sortir une paire de menottes de sa poche, il se soumit avec sagesse aux circonstances, s'allongeant immédiatement sans faire de bruit.

Luo Wenzhou resta avec lui jusqu'à environ minuit. Lorsqu'il fut sûr qu’il dormait profondément, il se leva, l'embrassa doucement, quitta la chambre et ferma la porte. Récupérant la boîte de viande séchée, au milieu des odeurs lui agressant le nez, il trouva une épaisse chemise.

Dès qu'il l'ouvrit, une lettre manuscrite en tomba.

Du papier à lettres à carreaux rouges que très peu de gens utilisaient à cette époque, entièrement couvert d'une écriture que Luo Wenzhou avait vue d'innombrables fois ; celle de Yang Zhengfeng.

La lettre était adressée à sa femme.

« Jiahui, je t'écris cette lettre par précaution. Si jamais je venais à mourir subitement et que tu découvrais ce que j'ai laissé derrière moi, j'espère que cela ne te mettra pas, toi et Xinxin, en danger. Dans mon métier, personne ne souhaite mettre sa famille en péril. Mais je n'ai personne d'autre à qui confier cela. »

Le cœur de Luo Wenzhou fit un bond.

« Lorsque tu auras fini de prendre les dispositions pour mes funérailles, souviens-toi de ne contacter personne au Commissariat Central. Il y a des gens, là-bas, qui ont changé. Je ne sais pas qui ils sont. Tu dois être prudente. Wenzhou, Tao Ran et les autres enfants ont tous été élevés par moi. Je leur fais confiance, mais ils sont tous trop jeunes. Ils ont peut-être beaucoup de cœur, mais ils manquent de maturité et leurs capacités sont encore insuffisantes. Ne les implique pas, et garde tes distances, afin d'éviter que la jeune génération ne fasse un sacrifice inutile. »

 

 

 

 


Ce n'est pas qu'elle ne voulait pas vous voir les enfants 🥺 elle vous protégeait simplement et respecter les dernières volontés de son mari.

Fei Du bébé, tu vas finir par tuer l'indestructible Capitaine Chine !! 😂

Oh, on a un tueur en série sur les bras ?

 

 

 

 

  1. Intoxication au monoxyde de carbone (CO) : Le moteur tourne au ralenti. Fei Du a allumé le moteur pour faire fonctionner le chauffage. Le moteur consomme du carburant et produit des gaz d'échappement, dont du monoxyde de carbone (CO), un gaz inodore, incolore et non irritant, donc indétectable par les sens. Le CO s'infiltre dans l'habitacle. Lorsque la voiture est à l'arrêt, les gaz d'échappement ne sont pas dispersés par le mouvement. Ils peuvent s'accumuler autour du véhicule, surtout si la voiture est garée dans un espace confiné ou mal ventilé. Le CO pénètre alors dans l'habitacle par les joints de portes, les grilles de ventilation ou les moindres interstices. Le froid et la fatigue aggravent le risque. Fei Du est affaibli par son passage à l'hôpital et frileux. Il a froid, donc il ferme bien portes et fenêtres pour que la chaleur reste à l'intérieur. Mais cette étanchéité ne protège pas du CO, au contraire, elle l'enferme avec lui. L'endormissement. Le CO se fixe sur l'hémoglobine du sang à la place de l'oxygène. Les premiers symptômes sont la somnolence, les maux de tête, la confusion, la faiblesse. À ce stade, si personne ne réveille Fei Du, il peut sombrer dans le coma et mourir en quelques minutes. En Chine, les intoxications au CO dans des voitures garées (ou dans des pièces fermées avec des chauffages d'appoint) sont des faits divers récurrents, suffisamment connus du grand public pour que la simple mention du danger soit comprise sans explication.

  2. « Petit lapin, ouvre la porte » (小兔子乖乖, Xiǎo tùzi guāiguāi) : L’une des comptines pour enfants les plus célèbres de Chine. La chanson a été écrite en 1920 par Li Jinhui (黎锦晖), surnommé le « père de l'opéra et de la danse pour enfants en Chine ». Son titre original était « Le Tigre frappe à la porte » (老虎叫门). La comptine raconte l'histoire de petits lapins sages qui gardent la porte fermée pendant que leur mère est partie. Un loup (parfois un tigre, selon les versions) essaie de les tromper en imitant la voix de la maman pour qu'ils lui ouvrent. Mais les lapereaux reconnaissent le piège et refusent d'ouvrir jusqu'au retour de leur vraie mère. Les paroles originales les plus connues sont « Petit lapin, sois sage, ouvre la porte, ouvre-la vite, je veux entrer. » « J'ouvre pas, j'ouvre pas, je n'ouvre pas, maman n'est pas là, personne n'entrera. »

 

 

 

 

 


 

 

 

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